Bruxelles, 20/03/2006 (Agence Europe) - Le nombre total d'étudiants ayant participé au programme Erasmus durant l'année académique 2004/2005 a augmenté par rapport à l'année précédente (+6,3% en moyenne; soit 144.037 étudiants en plus), mais c'est surtout dans les nouveaux Etats membres, et en particulier ceux d'Europe centrale et orientale, que ce programme a fait l'objet d'un réel engouement, avec une augmentation de 36% d'étudiants, selon les statistiques de la Commission européenne. Plus impressionnant encore: alors que le nombre total d'enseignants universitaires qui ont participé à ces échanges a augmenté en moyenne de 12,9% (20.877 enseignants), la mobilité des enseignants dans les nouveaux Etats membres, a augmenté de près de 77%. La plupart des 31 pays participants (les 25 plus les pays de l'EEE et les pays candidats) ont connu une croissance de la mobilité entrante alors que les chiffres de la mobilité sortante des pays participants étaient plus variables. L'Espagne, qui a accueilli 25.511 personnes durant l'année académique, demeure la destination la plus prisée des étudiants, suivie par la France (20.519 étudiants), l'Allemagne (17.273 étudiants) et le Royaume-Uni (16.266 étudiants). L'Allemagne reste la destination principale des enseignants (2623 personnes accueillies durant l'année), suivie par la France (2261 enseignants) et l'Italie (1897 enseignants). L'année académique 2004/2005 était aussi la première année avec la participation d'universités turques au programme Erasmus (qui existe depuis 1987): 1142 étudiants turcs ont pu en bénéficier alors que 342 étudiants issus d'autres pays participants sont allés étudier dans des universités turques. Une fois de plus, les études commerciales ont constitué la filière la plus populaire pour les échanges d'étudiants, suivies par les langues ou les études de philologie et les sciences sociales. Le profil est un peu différent pour les échanges d'enseignants, dont les demandes se sont dirigées d'abord vers les langues et la philologie, ensuite vers les études d'ingénieur, de technologie puis les études commerciales. Le Commissaire chargé de l'Education Jan Figel se réjouit de ce succès « qui ne se dément pas ». Selon lui, l'enthousiasme particulier des nouveaux Etats membres est révélateur de l'intérêt manifesté par ceux-ci de tirer pleinement profit des avantages que leur confère l'adhésion à l'UE.