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Bulletin Quotidien Europe N° 9108
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/environnement/sport

Les Jeux Olympiques d'hiver de Turin à l'épreuve du développement durable, grâce à la coopération entre la Commission et le Comité organisateur

Bruxelles, 12/01/2006 (Agence Europe) - A un mois de l'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver de Turin, les membres du Comité organisateur et la Commission européenne se sont félicités, jeudi, d'avoir étroitement collaboré pour garantir que cet événement sportif soit rigoureusement conforme aux exigences du développement durable. Le recours aux instruments environnementaux de l'UE, d'application volontaire, et l'approche intégrale du cycle de vie adoptée par le Comité organisateur, depuis la conception de ce vaste projet jusqu'à sa clôture, ont été le moteur de cette coopération. « Les 26èmes Jeux olympiques et paralympiques de Turin qui se dérouleront respectivement en février et en mars seront les premières grandes manifestations sportives véritablement écologiques jamais organisées en Europe. De tels événements ont une incidence majeure sur l'environnement car ils puisent dans les ressources naturelles - eau, air, sol -, et que les foules qu'ils drainent génèrent des montagnes de déchets. Mais il est possible de réduire cet impact par une utilisation judicieuse et efficace des instruments environnementaux volontaire de l'UE. Les membres du Comité d'organisation des Jeux Olympiques d'hiver ont recouru volontairement au système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS), au label écologique communautaire et aux marchés publics verts. Ils doivent être félicités. J'espère qu'à l'avenir, les enjeux environnementaux deviendront une préoccupation majeure pour toutes les manifestations sportives», a déclaré à la presse Stavros Dimas, Commissaire à l'environnement.

Le professeur Valentino Castellani, président du Comité organisateur des Jeux Olympiques d'hiver (TOROC), a expliqué que le TOROC avait opté pour une approche fondée sur le cycle de vie en tenant compte, dès le départ, des instruments et des normes communautaires en matière d'environnement couvrant notamment la santé et la sécurité des travailleurs, du personnel et de la population locale, la gestion des déchets générés par les travaux de construction des sites, l'utilisation rationnelle de l'énergie, la mobilité durable, la gestion de l'eau, la prévention des risques naturels, la préservation du paysage, l'architecture durable, les mesures d'atténuation et de compensation en cas de dommages environnementaux inévitables, les émissions de gaz à effet de serre, l'utilisation durable des installations après la clôture des jeux. Ainsi, aux stades de la planification et de la construction, le TOROC a obtenu l'enregistrement EMAS des 29 sites olympiques, et huit municipalités qui accueilleront les jeux ont adhéré à l'EMAS. Le village olympique principal (ses 39 complexes pourront accueillir 2 500 athlètes) est un exemple d'architecture durable: panneaux solaires pour chauffer l'eau, surfaces vitrées orientées vers le Sud pour un meilleur ensoleillement en hiver, utilisation de lampes à basse consommation, collecte des eaux de pluie pour l'arrosage des espaces verts. Le village principal réservé aux médias devrait bientôt recevoir le label écologique communautaire parce qu'il satisfait aux critères (faible consommation d'énergie et d'eau, faible production de déchets, utilisation de techniques bio-architecturales, utilisation de sources d'énergie renouvelables et de substances à l'impact négatif moindre sur l'environnement) et que sa transformation en résidence universitaire après la clôture des jeux est considérée comme un exemple possible d'utilisation durable des installations. Le recours du TOROC aux marchés publics verts a eu pour résultat que 39% des produits achetés répondent à des critères écologiques. « La collaboration avec la Commission a été le meilleur moyen pour nous de respecter l'engagement que nous avions pris, lors de la soumission du projet, d'organiser des Jeux olympiques durables. L'EMAS et l'écolabel ont été des outils précieux (…). Nous voulions être homologués EMAS car c'est une certification d'excellence pour la politique environnementale. Nous avons travaillé avec de nombreux hôtels et exploitations agricoles (…) pour les pousser à obtenir le label écologique communautaire. Le Piémont est la région dotée du plus grand nombre d'installations touristiques arborant l'écolabel », a déclaré M. Castellani. Insistant sur « l'héritage important » que laissera l'organisation de ces jeux, il a cité l'expérience des bonnes pratiques faite par les institutions locales et de nombreux opérateurs, et les lignes directrices pour la mise en œuvre de l'EMAS lors de manifestions sportives - document élaboré par le TOROC à la demande de la Commission (avec un cofinancement communautaire de 25 000 euros) et destiné aux organisateurs de prochaines grandes manifestations sportives.

« L'avenir du sport est très étroitement lié à la protection de l'environnement. Les compétitions sportives doivent être soutenables », a estimé Manuela Di Centa, championne de ski de fond plusieurs fois médaillée aux Jeux Olympiques d'hiver de 1992, 1994 et 1998, qui représente les athlètes au Comité organisateur. « Mon rôle à Turin sera l'appui aux athlètes (…). Je serai la bourgmestre du village olympique ayant obtenu la certification EMAS », a-t-elle ajouté. Mercedes Bresso, Présidente de la Région Piémont, s'est félicitée du projet « HECTOR », garant de « Jeux olympiques totalement neutres du point de vue des émissions de CO2 ». Les besoins en énergie et les activités de transport ont été calculés et seront compensés par l'acquisition de crédits de carbone pour les économies d'énergie réalisées par ailleurs, à l'issue des jeux, le bilan CO2 sera certifié par un acteur neutre, a-t-elle expliqué, en concluant que ces jeux laisseront: « l'héritage matériel que constitue le patrimoine d'infrastructures mais aussi l'héritage immatériel qu'est le patrimoine de valeurs, de bonnes pratiques ».

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