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Bulletin Quotidien Europe N° 9069
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/commission

Le président Barroso satisfait de l'écho au programme législatif et de travail pour 2006, malgré les critiques (parfois constructives)

Strasbourg, 16/11/2005 (Agence Europe) - Certains parmi vous m'ont dit que 96 mesures, dans le programme législatif et de travail de la Commission pour 2006, « c'est trop, mais après vous avoir écouté, je constate qu'il y en a qui veulent même plus », a lancé le Président Barroso aux députés qui avaient critiqué mardi ce programme parce qu'il n'était pas assez ramassé, alors que d'autres ont dénoncé ses carences sur des points particuliers. M. Barroso s'est réjoui de « l'accueil général très favorable » (mais loin d'être unanime: NdlR) à l'initiative Better Regulation qui tient tant à cœur à la Commission. Les critiques sont venues de bancs différents, y compris de ceux du PPE-DE, mais surtout de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite. Au groupe PPE-DE, la Française Françoise Grossetête a estimé que « la méthodologie du « Plan D » (démocratie, dialogue, débat) paraît intéressante, à condition que celui-ci ne devienne pas le plan de la Démagogie ou de la Déception ». Surtout, l'élue de l'UMP s'est inquiétée des élargissements futurs de l'UE, en mettant M. Barroso en garde: « s'il est incontestable que l'Europe doit accompagner les efforts vers la démocratie de nos plus proches voisins, encore faut-il que vous ne donniez pas l'impression d'aller trop vite ». Pour le groupe ALDE, l'Allemande Silvana Koch-Mehrin a largement appuyé l'approche de M. Barroso, tout en exhortant les Européens à se montrer capables de « formuler un rêve commun ». Le social-démocrate danois Poul Nyrup Rasmussen a mis en exergue l'économie. Au Conseil européen du printemps 2006, les Etats membres devraient lancer ce message: « nous allons investir de la même manière, nous allons coordonner nos investissements », a insisté l'ancien Premier ministre danois. « Cette magnifique Europe a besoin d'un peu plus de croissance », alors, lançons « cette stratégie ensemble », a-t-il dit à M. Barroso. Je vous promets que je m'engagerai pour une « approche plus commune et plus intégrée », afin d'exploiter la « valeur ajoutée de l'UE », a assuré M. Barroso, tout en rappelant: en 2006, nous serons dans la dernière année des perspectives financières… A M. Barroso qui annonçait que la Commission présentera en 2006 une « nouvelle politique de l'énergie authentiquement européenne », le social-démocrate autrichien Johannes Swoboda a demandé pour sa part de développer une « politique énergétique alternative ». M. Barroso a par ailleurs dû rassurer le vert belge Pierre Jonckheer, qui s'inquiétait pour la stratégie de développement durable annoncée encore pour cette année par la Commission européenne. J'espère qu'elle ne sera pas « l'enfant pauvre de papa Barroso », a commenté le député en reprenant l'image utilisée par le président de la Commission à propos de la stratégie de Lisbonne (je tiens à chacun de ses trois piliers comme à chacun de mes trois fils, avait-il affirmé). Et il a rassuré aussi le président du groupe UEN, l'Irlandais Brian Crowley, inquiet de voir que dans les négociations à l'OMC on demande « de plus en plus de sacrifices aux agriculteurs européens. « Je vous garantis que l'UE n'acceptera pas d'être mise dans une position défensive » au Doha Round, a assuré M. Barroso.

Les critiques les plus virulentes sont venues de l'extrême droite: l'élu du Vlaams Belang belge Frank Vanhecke qui s'est demandé « quels trucs, quels mensonges » la Commission va trouver pour dire que la Turquie peut être intégrée à la politique agricole commune « malgré les avertissements de l'ancien Commissaire Fischler », et l'élu du Front National français Jean-Claude Martinez, qui a ironisé: « les banlieues françaises sont en feu, et que fait la Commission ? un programme législatif ! ». A l'autre extrême, Esko Seppänen (GUE/NGL, finlandais) s'est demandé si, en promettant 50 millions d'euros à Paris pour faire face aux troubles actuels, la Commission veut « faire un cadeau à la France, pour qu'elle accepte les perspectives financières grâce à des aides illégales » (voir EUROPE N.9067). Dans le même groupe, l'Italien Roberto Musacchio a reproché à la Commission d'ignorer le « non » français et néerlandais à la Constitution et de vouloir « dissoudre » le peuple, et a lancé: la simplification tant vantée par la Commission signifie « ne pas faire de bonnes choses comme REACH et en faire des mauvaises comme la directive Bolkestein… ».

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