Strasbourg, 16/11/2005 (Agence Europe) - Lors du débat de mercredi matin en plénière sur la situation en Irak après l'adoption de la Constitution et en vue des élections parlementaires de décembre prochain, plusieurs députés ont réclamé une enquête indépendante sur l'utilisation par les Américains de bombes à phosphore blanc à Fallujah (notamment Véronique de Keyser, Béatrice Patrie et Lilli Gruber pour le groupe socialiste, le président du groupe ALDE Graham Watson, Angelika Beer pour les Verts/ALE, Eric Meijer pour la GUE/NGL). Au groupe PPE-DE, Giorgios Dimitrakopoulos a estimé que « nous sommes arrivés à un moment où les forces militaires étrangères » en Irak devraient être remplacées par une force internationale de maintien de la paix. L'Europe était divisée sur l'envoi de troupes en Irak, maintenant soyons unis pour trouver « une stratégie de sortie »¸ a plaidé Graham Watson, en ajoutant: parlons avec l'Irak, avec la Ligue arabe, pour décider « les termes et le timing de notre départ». L'élu de Forza Italia Antonio Tajani, au contraire, a estimé que beaucoup de ceux qui critiquaient la présence de troupes européennes en Irak ont changé d'avis, alors que sa compatriote Lilli Gruber a lancé: la tentative « d'exporter la démocratie sur les ailes des chasseurs bombardiers a échoué ». Au cours du débat (sur lequel nous reviendrons), plusieurs députés ont insisté sur la nécessité que les pays de la région soutiennent le processus de normalisation en Irak, ce qu'ont fait aussi Lord Buck (qui a cité la Syrie) pour le Conseil et Benita Ferrero-Waldner pour la Commission. Le Président du Conseil et la Commissaire aux Relations extérieures ont aussi répété: ce processus doit être « inclusif » (un mot que Mme Ferrero-Waldner, dans son intervention, a utilisé au moins dix fois).