Bruxelles, 21/09/2005 (Agence Europe) - Dans une déclaration du 19 septembre au nom de l'UE, la présidence britannique affirme, sur la situation en Somalie:
« L'UE soutient sans réserve le premier ministre du gouvernement fédéral de transition de la Somalie et son initiative, présentée dans sa lettre du 13 septembre aux ministres se trouvant à Mogadiscio, visant à entreprendre, après avoir procédé à des consultations, des réunions régulières du Conseil des ministres à Mogadiscio. Il s'agit d'une initiative entièrement somalienne à laquelle l'UE invite les ministres en poste à Mogadiscio à répondre favorablement. L'UE note avec satisfaction que la communauté internationale des bailleurs de fonds a accepté de financer cette initiative. L'UE estime qu'il s'agit là d'un pas très important sur la voie du règlement des questions en suspens auxquelles les institutions fédérales transitoires sont confrontées et vers la promotion d'un dialogue pleinement et réellement ouvert à tous. L'UE encourage vivement tous les Somaliens à saisir l'occasion qu'offre cette initiative et souligne qu'il est nécessaire que toutes les parties laissent de côté leurs divergences (notamment en s'abstenant de toute menace de conflit violent) pour faire en sorte que le Conseil des ministres, le Parlement et d'autres acteurs somaliens importants agissent de concert, sans exclusive et dans la transparence. L'UE demeure toutefois préoccupée par des informations récentes faisant état d'activités militaires et de déclarations incendiaires (notamment d'extrémistes) ainsi que de la recrudescence des tensions qui en résulte en Somalie. Dans ce contexte, l'UE souscrit pleinement à la déclaration faite le 8 septembre par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Somalie, François Lonseny Fall, selon laquelle il ne saurait y avoir de solution militaire aux problèmes auxquels les institutions fédérales somaliennes font face. La communauté internationale a beaucoup investi dans le processus de réconciliation en Somalie et elle reste disposée à soutenir les institutions fédérales transitoires dans leurs efforts visant à rétablir un État à même de fonctionner en Somalie. Cependant, tout retour à la violence ralentira inévitablement le processus de réconciliation et réduira à néant les progrès qui ont été réalisés. En conséquence, l'UE lance un appel à toutes les parties pour qu'elles s'abstiennent d'entreprendre des préparatifs militaires et de faire des déclarations incendiaires et pour qu'elles s'engagent en faveur d'un règlement pacifique de leurs différends grâce à un dialogue ouvert à tous. Ainsi, la création d'une éventuelle force militaire nationale somalienne devrait s'inscrire dans le cadre d'un plan national de sécurité et de stabilisation qui serait élaboré par le Conseil national de sécurité, conformément à la déclaration du 14 juillet 2005 du président du Conseil de sécurité des Nations unies. En conclusion, l'UE rappelle que la Charte et les institutions fédérales transitoires créées par la Conférence de réconciliation nationale en Somalie constituent l'unique cadre à l'intérieur duquel la communauté internationale peut soutenir l'émergence d'une gestion des affaires publiques en Somalie. »