Bruxelles, 21/09/2005 (Agence Europe) - « Nous venons de recevoir une demande formelle des autorités françaises » au sujet de l'intention de Hewlett-Packard de supprimer un très grand nombre d'emplois en Europe, et notamment en France, a confirmé mercredi le Président Barroso à la presse. Interrogé sur les projets du groupe informatique américain de licencier environ 6 000 personnes d'ici 2008, M. Barroso a rappelé qu'il y a des règles européennes sur les licenciements massifs, et que « le dialogue social est incontournable ». La Commission ne peut pas « empêcher une entreprise de licencier du personnel », mais nous analyserons la situation avec les autorités françaises et nous vérifierons les possibilités d'intervenir par le biais des fonds structurels et notamment du Fonds social, pour contribuer à la réinsertion des travailleurs si la décision de Hewlett-Packard se confirme, a dit M. Barroso. Le président a rappelé que dans l'affaire des licenciements chez Rover, la Commission avait pu apporter une aide de 193 millions d'euros qui « avait été bien reçue ». Nous avions proposé de créer un Fonds d'ajustement pour la croissance doté d'un milliard d'euros par an de 2007 à 2013, mais les Etats membres n'en ont pas voulu, s'est exclamé M. Barroso, en lançant un appel particulièrement énergique aux six Etats membres partisans de la rigueur.
En passant, M. Barroso a annoncé que le Commissaire Verheugen proposera début octobre une « nouvelle politique industrielle européenne ». « L'industrie européenne doit avoir un futur », a-t-il plaidé.