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Bulletin Quotidien Europe N° 9032
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran/nucleaire

Menaces iraniennes en réponse à la fermeté de l'UE-3

Bruxelles, 21/09/2005 (Agence Europe) - En réponse au projet de résolution très ferme de l'UE-3 (Allemagne, France et Royaume-Uni qui négocient au nom de l'UE) remis lundi à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Téhéran a menacé mardi de ne plus coopérer avec l'AIEA si le dossier nucléaire iranien est transféré au Conseil de sécurité. « Si l'on veut utiliser le langage de la force, l'Iran n'aura plus d'autre choix que de sortir du cadre du TNP, de ne plus appliquer le protocole additionnel (et donc d'empêcher les inspections par l'AIEA de ses sites nucléaires) et de reprendre l'enrichissement », a averti mardi le négociateur en chef iranien sur le dossier nucléaire, Ari Larijani, qui a prévenu que l'Iran réviserait la question de la participation dans son secteur pétrolier de pays qui adoptent une position hostile à son égard. Le vice-président iranien Gholamreza Aghazadeh, a déclaré à des journalistes, mercredi à Vienne, que « c'est un malentendu, quitter le TNP n'est pas à l'ordre du jour », mais le ton est nettement monté d'un cran à l'AIEA où l'UE-3 a remis un texte de résolution (soutenu par les Etats-Unis) appelant à saisir le Conseil de sécurité sur le dossier iranien, sans toutefois mentionner de sanctions. Les Européens estiment que la coopération de Téhéran avec l'AIEA « a été marquée par de vastes dissimulations, des informations trompeuses et des retards dans l'accès aux matières et installations nucléaires » qui ont entraîné « de nombreuses violations des obligations de l'Iran vis-à-vis du TNP ». Mardi, à Vienne, les 35 pays membres du Conseil des gouverneurs semblaient toujours divisés. L'ambassadeur américain Gregory Schulte a dit entrevoir une « majorité croissante » à la saisine du Conseil de sécurité, mais la Russie, la Chine et plusieurs pays non alignés (Brésil, Inde, Pakistan, Afrique du Sud) ne semblent toujours pas convaincus de cette nécessité. Mardi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a notamment qualifié de « contre-productives » les mesures souhaitées par l'UE-3 et les Etats-Unis. A Bruxelles, une source proche du dossier au sein du cabinet de Javier Solana a assuré à EUROPE que le renvoi de la question iranienne devant le Conseil de sécurité avait le soutien unanime des ministres des Affaires étrangères des Vingt-cinq.

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