Bruxelles, 14/09/2005 (Agence Europe) - Lors de sa conférence de presse du 13 septembre à New York, la veille de l'ouverture du Sommet des Nations unies, la Commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner a reconnu que les négociations sur le document final de ce sommet, « la plus grande rencontre de leaders du monde jamais vue », ont été « parfois difficiles ». « Nous venons de recevoir aujourd'hui du président de l'Assemblée générale le nouveau projet de document final. Et le résultat vers lequel nous semblons nous diriger n'inclura pas tout ce que nous avions espéré en Europe. Mais c'est loin d'être le désastre anticipé par certains commentateurs », estime Mme Ferrero-Waldner (voir aussi EUROPE n° 9025). Parmi les avancées auxquelles l'UE tient particulièrement, Mme Ferrero-Waldner a cité: - la nouvelle Commission d'établissement de la paix ; - « si le texte actuel est adopté, la reconnaissance pour la première fois de la responsabilité de la communauté internationale de protéger les populations civiles du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l'humanité » ; - la conclusion d'une convention globale sur le terrorisme international (là, il y a encore « beaucoup de travail à faire », a-t-elle admis) ; - le renforcement de la Commission des droits de l'homme de l'ONU , qui « n'est plus à la hauteur de sa tâche ». La Commissaire est donc déçue qu'on « semble s'acheminer vers un simple changement de nom de la Commission des droits de l'homme plutôt que vers une réforme en profondeur » ; - l'environnement. Là aussi, la Commission aurait voulu un résultat plus ambitieux, a dit Mme Ferrero-Waldner, en notant que « Katrina nous a rappelé de la manière la plus terrible ce que le changement climatique peut provoquer », et qu'« un usage équitable de nos ressources naturelles est une clé pour assurer la paix et la stabilité » dans le monde. Ce sommet « est un pas dans la voie du développement permanent de l'ONU », a conclu la Commissaire, en assurant que l'Europe sera « très active pour obtenir une mise en œuvre rapide et engagée » des réformes qui seront convenues à New York.