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Bulletin Quotidien Europe N° 9027
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/turquie

Les pourparlers des Vingt-cinq sur la contre-déclaration et le cadre de négociation progressent, mais difficilement

Bruxelles, 14/09/2005 (Agence Europe) - Les Ambassadeurs des Etats membres de l'UE, réunis mercredi au sein du Coreper, ne sont pas encore parvenus à s'entendre sur le texte de la « contre-déclaration » que l'UE envisage d'adopter en réaction à la déclaration turque du 29 juillet à propos de la non-reconnaissance de la République de Chypre. « Certains progrès » ont été faits sur la base d'un nouveau projet de texte que la présidence britannique a soumis à ses partenaires mercredi (un projet de texte qui tient compte du résultat des consultations de la présidence, ces derniers jours, avec plusieurs Etats membres, dont la France et Chypre: EUROPE n° 9025, « mais on n'y est pas encore, plusieurs aspects restent délicats », ont expliqué des sources diplomatiques. En premier lieu, il y a la question de la reconnaissance de Chypre: une large majorité des pays membres estime qu'il est important de souligner dans cette déclaration que cette reconnaissance ne sera pas seulement indispensable au moment de l'éventuelle adhésion de la Turquie, mais déjà bien avant, le plus tôt possible, étant une composante indispensable du processus de négociations d'adhésion. Chypre et la Grèce s'opposent par ailleurs à l'idée d'établir un lien, dans la déclaration de l'UE, entre la reconnaissance turque de Chypre et les efforts de l'ONU en faveur d'une solution politique au problème chypriote. Les deux pays soutiennent les efforts de Kofi Annan, mais ils estiment que la question de la reconnaissance doit être placée exclusivement dans le contexte d'une éventuelle future adhésion de la Turquie à l'UE, et ne pas être liée à un futur règlement politique pour Chypre.

Le Coreper a aussi discuté mercredi du cadre de négociation qui doit être impérativement adopté par le Conseil avant l'ouverture des négociations d'adhésion avec Ankara le 3 octobre. L'Autriche (qui, selon des diplomates, est relativement isolée sur ce point) a réitéré à cette occasion sa préférence pour un « partenariat privilégié » avec la Turquie et a demandé que cette option soit incluse dans le cadre de négociation. D'autres délégations ont également rappelé leurs « sensibilités » à propos de la perspective d'une adhésion turque, insistant sur le caractère « ouvert » des négociations et rappelant la nécessité de tenir compte de la capacité d'absorption de l'UE au moment de la décision sur une éventuelle admission de la Turquie. Sur les deux éléments, contre-déclaration et cadre de négociation, la présidence britannique a l'intention de poursuivre ses consultations en vue de revenir au Coreper avec de nouvelles propositions, au plus tard la semaine prochaine. « Nous espérons que nous allons continuer à progresser, en discutant au niveau des ambassadeurs », c'est-à-dire sans devoir tenir une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères (souhaitée notamment par Chypre), a dit un porte-parole de la présidence.

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