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Bulletin Quotidien Europe N° 9027
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/commerce

Européens et Américains doivent faire des concessions réciproques en matière agricole pour sauver le cycle de Doha, insiste M.Lamy

Bruxelles, 14/09/2005 (Agence Europe) - Le Commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, et son homologue américain, Rob Portman, ont eu le 14 septembre à Washington d'intenses consultations visant à débloquer l'épineux dossier agricole dans le cadre des négociations multilatérales à l'OMC et de permettre ainsi de relancer l'ensemble du cycle de Doha, à trois mois seulement de la réunion ministérielle de Hong Kong (13-16 décembre). Les résultats des ces pourparlers (qui avaient été précédés mardi par une autre réunion conjointe des Commissaires Mandelson et Fischer Boel avec leurs collègues américains, Rob Portman et Mike Johanns: voir EUROPE n° 9025) devaient être communiqués à la presse conjointe de MM. Mandelson et Portman en début de soirée. EUROPE y reviendra demain. Mercredi, au moment de la rencontre à Washington, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a exhorté les Américains et Européens à faire des concessions réciproques en matière agricole afin de débloquer les négociations à Genève. « Il faut qu'ils avancent tous les deux sur quelques paramètres pour permettre au reste de se débloquer. C'est la volonté exprimée par tout le monde. Et ça devient urgent », a dit M. Lamy à la presse à Genève. « Chacun sait que pour faire avancer la négociation agricole, on a besoin de paramètres américains sur le soutien interne (aux agriculteurs) et de paramètres européens sur l'accès au marché (des produits agricoles), en plus de ce qu'ils ont tous les deux à faire sur le soutien à l'exportation (…). J'espère qu'ils vont y parvenir (cette semaine à Washington) même s'il arrive parfois que les choses auxquelles on parvient ne sont rendues publiques qu'un peu plus tard », a ajouté M. Lamy.

Mardi soir, dans un discours au National Press Club à Washington, M. Mandelson avait reconnu que les Etats-Unis et l'UE devront absolument surmonter leurs différends sur l'agriculture pour que les négociations à Genève puissent réellement progresser. « Si nous ne pouvons pas nous mettre d'accord sur des approches de base, alors il ne se passera rien dans le cycle de Doha, c'est aussi simple que cela », a-t-il lancé. M. Mandelson a souligné qu'il ne sous-estimait pas « les contraintes imposées par les politiques nationales des deux côtés de l'Atlantique », mais qu'il est « essentiel que nous travaillions à créer des plates-formes politiques communes ou coordonnées ». Cependant, même si les Américains et Européens sont deux acteurs clé dans ces négociations, des efforts devront aussi venir des autres parties, a-t-il insisté, en commentant: « Toutes les parties, à l'exception peut-être des plus vulnérables, doivent identifier et mettre sur la table des engagements qui aideront les autres à en faire de même ». S'il est vrai que l'UE devra sans doute offrir « d'importants nouveaux accès à son marché agricole, sans négliger aucun secteur », Bush devra de son côté mettre en oeuvre les promesses de réductions de subventions faites lors du sommet du G8 en juillet dernier en Ecosse, a estimé M. Mandelson.

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