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Bulletin Quotidien Europe N° 9027
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sommet informel/modele social

La contribution « sociale » au Sommet informel de Hampton Court Palace met l'accent sur une société inclusive et sur la nécessité de donner aux travailleurs les moyens de s'adapter aux changements - « Défendre le statu quo en Europe est suicidaire, il faut poursuivre les réformes », dit Vladimir Spidla au European Policy Centre

Bruxelles, 14/09/2005 (Agence Europe) - Dès la rentrée d'automne, le Commissaire Vladimir Spidla a fait part de ses réflexions dans le cadre du débat sur le modèle social européen, sur lequel la Commission devrait avoir un premier échange de vues lors de son séminaire informel du 20 septembre à Bruxelles. L'avenir du modèle social européen sera aussi discuté lors du 20ème anniversaire du dialogue social, le 29 septembre à Val-Duchesse (Bruxelles), avec la participation, en particulier, de Jacques Delors et José Manuel Barroso. Tout ceci vise à préparer le Sommet européen informel des 27 et 28 octobre (voir autre nouvelle).

A la demande de la Présidence britannique, la Commission européenne prépare sa contribution à ce sommet qui implique différentes directions générales (voir EUROPE n° 8983). La contribution du cabinet du Commissaire Spidla (Emploi, Affaires sociales, Egalité des chances) a été remise au groupe des conseillers économiques du Président Barroso et met l'accent sur l'importance d'une société inclusive pour tous ainsi que sur la nécessité de donner aux travailleurs les moyens de s'adapter aux changements tout en restant sur le marché du travail et en améliorant la qualité de leur vie familiale. Des thèmes que le Commissaire Spidla a largement évoqués devant le European Policy Centre (EPC), 14 septembre à Bruxelles, en abordant le thème « Flexicurité sur les marchés du travail: les 25 de l'UE parlent-ils le même langage ? ».

Le débat sur le modèle social européen est nécessaire car il porte sur les changements auxquels nous sommes confrontés et sur les objectifs que doit poursuivre aujourd'hui l'action publique, aux niveaux européen et national, c'est dire toute l'importance du sommet informel de fin octobre, a souligné M. Spidla. Selon lui, ce sommet devra éclairer l'avenir en mettant en évidence les principes qui rassemblent les Européens, les défis qu'ils doivent relever et des pistes d'action commune. « C'est pourquoi il ne saurait pas être le lieu d'une confrontation entre modèles nationaux », a insisté le Commissaire en précisant (comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises): « aucun pays n'incarne un modèle: je préfère parler de systèmes sociaux qui ont tous leur cohérence propre et qui englobent protection sociale, marché du travail et gouvernance », ce qu'il convient d'appeler « flexicurité ». Pour le Commissaire, l'enjeu essentiel pour la législation et le dialogue social est aujourd'hui de « donner aux travailleurs les moyens de s'adapter aux changements, de demeurer sur le marché du travail et de progresser dans leur vie professionnelle ». « Défendre le statu quo en Europe, c'est suicidaire. Il faut poursuivre les réformes », a estimé Vladimir Spidla, en ajoutant: « Venant d'un pays qui depuis la chute du communisme, n'a pas accompli de « simples réformes » mais « une révolution tranquille », je n'ai aucun tabou et je continuerai à affirmer des convictions fortes ». Il n'y a pas « de réponse unique aux grands défis d'aujourd'hui », répète M. Spidla, tout en constatant que les pays qui obtiennent des résultats positifs en termes d'emploi et de croissance sont aussi ceux qui ont entrepris des réformes cohérentes et globales, réussissant ainsi à préserver leurs valeurs fondamentales (par exemple l'anti-discrimination et l'égalité des chances) et à faire de la politique sociale un facteur de compétitivité.

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