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Bulletin Quotidien Europe N° 8956
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/constitution/france

Déclarations des Présidents Juncker et Barroso (à Bruxelles) et Borrell (à Madrid) dimanche soir - Appel du President Chirac

Bruxelles, 27/05/2005 (Agence Europe) -Dans une allocution solennelle à la radio et à la télévision française, le Président Chirac a lancé le 26 mai un dernier appel au « oui » au référendum du 29 mai sur la Constitution européenne, alors que le dernier sondage Ipsos pour Le Figaro et EUROPE 1 donnait le « non » gagnant: 55% de « non » contre 45 de « oui » (mais seulement 66% des personnes interrogées disent qu'elles ne changeront plus d'avis). Dans son allocution, Jacques Chirac a affirmé en particulier: « La décision qui est devant nous dépasse de très loin les clivages politiques traditionnels. Elle n'est ni de droite ni de gauche. Il ne s'agit pas de dire oui ou non au gouvernement. Il s'agit de notre avenir et de celui de vos enfants, de l'avenir de la France et de l'Europe ».Après avoir souligné que le traité constitutionnel rend la France plus forte en Europe et l'Europe plus démocratique et conforte « notre modèle social », M. Chirac rappelle aux Français que la Constitution française a été modifiée notamment afin que, à l'avenir, « aucune nouvelle adhésion, et je pense en particulier à la Turquie, ne pourra se faire sans que vous l'ayez acceptée par référendum ». Le président de la République française lance aussi un avertissement sur les conséquences d'un rejet de la Constitution: « Il ouvrirait une période de divisions, de doutes, d'incertitudes. C'est une illusion de croire que l'Europe repartirait de plus belle avec un autre projet. Car il n'y a pas d'autre projet. L'Europe serait en panne, à la recherche d'un impossible consensus. Le monde, lui, continuerait à avancer de manière accélérée. (…) Croyez-vous que nous pourrions défendre avec le même poids notre modèle social ou notre exception culturelle ? Si la France est affaiblie, si le couple franco-allemand est affaibli, si l'Europe se divise, ceux qui ont une conception ultralibérale prendront la main…. ».

A Bruxelles, une porte-parole de la Commission européenne a confirmé que dimanche soir, lorsque les résultats du référendum français seront connus et après que le gouvernement français se soit prononcé sur ces résultats, les présidents du Conseil européen Jean-Claude Juncker et de la Commission européenne José Manuel Barroso feront une déclaration commune, à Bruxelles. Le président du Parlement européen Josep Borrell, lui, fera une déclaration de Madrid.

Dans Le Figaro du 27 mai, Jean-Claude Juncker constate que la perspective du référendum a « déclenché en France un débat vertueux dont la qualité impressionne ». « Si toutes les opinions publiques avaient la même envie de débattre de l'Europe que les Français, nous assisterions enfin à la naissance d'une opinion publique européenne qui nous fait si cruellement défaut aujourd'hui », remarque le Premier ministre luxembourgeois. Et, en choisissant de ne pas répondre « aux arguments de ceux qui estiment que le bonheur de la France passerait par le démantèlement de l'Union européenne », il s'adresse à ceux qui reprochent à la Constitution d'être insuffisamment européenne, en assurant: « Moi aussi, j'aurais souhaité des avancées plus conséquentes ». M. Juncker relève cependant plusieurs progrès, notamment le fait que « le traité autorise - contrairement au droit positif européen - les services d'intérêt général à suppléer aux faiblesses du marché ». Et, une fois de plus, il affirme: « Il n'y a pas de plan B ! (…) Je ne le proposerai pas. Parce qu'il n'existe pas. (…) Il est impossible parce qu'il ne nous rapprocherait pas de l'idéal. Il nous en éloignerait. Donc, il faut dire oui au plan tel qu'il résulte de l'accord trouvé ».

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