Bruxelles, 25/05/2005 (Agence Europe) - Comme elle s'y est engagée, l'UE doit présenter le 26 mai à Addis Abeba, à l'occasion de la conférence internationale des donateurs pour le Soudan, à laquelle participent le Haut Représentant pour la PESC, Javier Solana, et le Commissaire Louis Michel, un paquet cohérent et substantiel de soutien supplémentaire aux efforts militaires, policiers et civils de la mission de l'Union africaine au Darfour (mission « AMIS II »). Un renforcement du soutien en faveur de la mission de l'UA au Darfour est nécessaire compte tenu des lacunes de l'opération en cours (en matière de chaîne de commandement, de logistique et de planification) et de l'augmentation des effectifs militaires et civils d'AMIS (jusqu'à 7 700 hommes d'ici la fin septembre). La mise à jour détaillée des différentes contributions des Etats membres s'est déroulée dans la journée de mercredi. L'aide de l'UE portera sur la planification, la logistique, l'équipement, le transport aérien stratégique (transport de bataillons sénégalais) et tactique (appareils effectuant plusieurs rotations par semaine), le renforcement des capacités d'observation de l'UA et la formation (entraînement des bataillons sénégalais et des troupes nigériennes et formation de pilotes). La suggestion française d'une opération de surveillance aérienne est toujours retenue dans la liste de l'UE, mais elle nécessite l'accord du gouvernement soudanais et la demande de l'UA.
Dans des conclusions adoptées le 23 mai, le Conseil de l'UE souligne sa ferme détermination à interdire toute livraison d'armes et d'équipement militaire au gouvernement du Soudan et rappelle que l'embargo sur les armes, imposé par l'UE en 1994 reste en vigueur. Le Conseil reste prêt à envisager des mesures supplémentaires appropriées contre les responsables des violations de toutes les parties du conflit. Le Conseil exprime aussi son inquiétude face aux tensions entre Khartoum, N'djamena et Asmara, qui « comportent un risque de régionalisation de la crise du Darfour », et exhorte donc les gouvernements concernés à régler rapidement leurs différends par le biais du dialogue.