Bruxelles, 25/05/2005 (Agence Europe) -Le Bureau européen de l'environnement, à l'issue d'un séminaire organisé les 23 et 24 mai à Bruxelles sur le financement de Natura 2000, souligne le rôle clé que le Parlement européen jouera pour assurer que l'on financera à l'avenir de manière adéquate l'un des principaux instruments de l'Union européenne pour freiner la perte de biodiversité dans l'UE d'ici 2010. Les participants au séminaire ont noté que la Commission européenne a estimé qu'il faudrait environ 6,1 milliard d'euros par an pour mettre en œuvre le programme, mais Stéphanie Lang , du WWF, a rappelé que la décision d'allouer ces fonds revient aux Etats Membres. Selon Antonio Serrano, Secrétaire d'Etat espagnol chargé de la biodiversité, un cofinancement communautaire pourrait pousser les Etats Membres à ne pas retarder la mise en œuvre des nécessaires mesures de conservation et à assumer leurs responsabilités. S'il s'avère difficile d'estimer exactement combien peut coûter la mise en œuvre de Natura 2000, pour Aniol Esteban, de Birdlife International, ces 6,1 milliards sont insuffisants, notamment parce que l'estimation ne tient compte ni de l'augmentation du nombre de sites concernés par Natura 2000, ni de l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie. D'après Birdlife, il faudrait dégager au moins 8,12 milliards. Selon un communiqué du BEE, Reimer Böge, rapporteur de la commission temporaire du Parlement européen sur les perspectives financières 2007-2013 , a dit partager les inquiétudes des participants au séminaire et a annoncé, fortement soutenu par Ralph Hallo qui présidait la discussion, que le Parlement européen demandera de plus fortes garanties sur le financement de Natura 2000. (Infos: Pieter de Pous, BEE, Bruxelles, tel: 02 289 1306).
.