Bruxelles, 23/05/2005 (Agence Europe) - Avant de présenter, le 24 mai à la commission du marché intérieur, la deuxième partie de son projet de rapport sur la directive « services » (partie qui couvre aussi la liberté d'établissement), la sociale-démocrate allemande Evelyne Gebhardt a expliqué le 23 mai à la presse qu'elle proposait 148 amendements au texte qui est sur la table. Mme Gebhardt a souligné qu'elle maintenait deux éléments essentiels de sa proposition: l'exclusion des services d'intérêt général (qui devraient faire l' objet d'une directive cadre spécifique) du champ d'application de la directive sur les services dans le marché intérieur et le remplacement du principe du pays d'origine par celui de la reconnaissance mutuelle en matière de prestation transfrontalière de services (voir notamment EUROPE N.8932). Interrogée par la presse sur la place prise par la proposition « Bolkstein » dans le débat français sur la Constitution européenne, Mme Gebhardt (qui est d'origine française) a admis que, en visite en France la semaine dernière, « quelque chose m'a dérangé », la constante allusion à la problématique du « plombier polonais ». Tous les citoyens devraient être les bienvenus dans d'autres Etats membres de l'Union et pouvoir y offrir leurs services, s'est-elle exclamée, tout en s'empressant d'ajouter: mais à condition que les droits des travailleurs et des consommateurs ne soient pas ramenés au niveau le plus bas. Raisons pour laquelle elle suggère notamment de biffer de la proposition de la Commission européenne tous les passages affirmant que les contrôles en cas de prestation transfrontalière de services ne peuvent pas avoir lieu dans le pays d'accueil. Par ailleurs, Mme Gebhardt souhaiterait que le système de guichets uniques destinés à rendre l'établissement des prestataires moins bureaucratique et onéreux soit renforcé par rapport à la proposition de la Commission.