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Bulletin Quotidien Europe N° 8952
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil informel regional

Jeannot Krecké: il faut « agir pour progresser vers une plus grande cohésion économique, sociale et territoriale » - Danuta Hübner propose d'intégrer la dimension territoriale et le rôle des villes comme quatrième priorité dans les orientations stratégiques pour la cohésion - Jean-Marie Halsdorf: « pour réussir cette dimension territoriale, il faut un suivi politique entre les Présidences actuelle et futures du Conseil de l'UE »

Bruxelles, 23/05/2005 (Agence Europe) - La réunion informelle des ministres chargés de la Politique régionale et de la Cohésion territoriale de l'UE des 25, les 20 et 21 mai à Luxembourg, « n'était pas usuelle », a déclaré à la presse Jeannot Krecké, le ministre luxembourgeois de l'Economie et du Commerce luxembourgeois. Ce Conseil, « dont le sujet est éminemment technique alors qu'il serait souhaitable de le rendre plus politique », a permis aux ministres des Finances et de l'Economie de côtoyer ceux de l'Aménagement du territoire, mais « cela s'est bien passé ! », a commenté M.Krecké en rappelant qu'ont participé à cette informelle les pays candidats - Bulgarie, Roumanie, Turquie, Croatie - mais aussi la Norvège qui fait partie du programme ORATE et des représentants du PE, de la BEI, du Comité des régions et du Comité économique et social européen. « Nous n'avons pas parlé des perspectives financières, à la demande de la Présidence luxembourgeoise, parce que ce débat a lieu dans d'autres Conseils. Nous n'avons donc pas parlé de l'enveloppe financière (…), sinon, nous nous serions retrouvés face à un véritable sapin de Noël ! Le chemin est encore long mais je garde l'espoir d'aboutir à une solution en juin», a indiqué Jeannot Krecké, en ajoutant: « Chacun est conscient des conséquences qu'entraînerait un accord manqué».

Vendredi dernier, le document de la Commission sur les orientations stratégiques pour la cohésion dans la période 2007-2013, dont la Commissaire chargée de la Politique régionale Danuta Hübner avait dévoilé la teneur la veille devant les élus locaux et régionaux à Wroclaw (EUROPE n° 8951), a fait l'objet d'un large consensus entre les Etats membres « car il prend bien en compte la diversité des situations régionales », a souligné Jeannot Krecké. Les ministres ont notamment approuvé « la possibilité qui leur est laissée de définir leurs propres priorités, adaptées à leur situation régionale individuelle, dans le cadre défini par les orientations stratégiques », a indiqué M. Krecké en précisant que certains Etats membres ont demandé d'élargir le champ d'intervention des fonds structurels et d'assurer une meilleure prise en compte de la dimension sociale, « qui ne devrait pas se limiter à la création d'emplois et au développement des ressources humaines ». Le souhait du ministre est que ce « document stratégique puisse orienter les Etats membres dans l'élaboration de leur cadre de référence stratégique national ». Et de conclure: « J'espère que chacun d'entre nous réussira à se concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire agir pour progresser vers une plus grande cohésion économique et sociale et territoriale ». « Nos débats ont confirmé qu'il ne peut être question d'une approche « one size fits all » pour la prochaine génération des programmes de politique de cohésion », a enchaîné Danuta Hübner . Interrogée sur la dernière proposition de la Présidence luxembourgeoise sur les perspectives financières, Mme Hübner a dit « reconnaître les efforts de la Présidence qui tente d'aboutir à un équilibre délicat entre les ambitions politiques et les contraintes budgétaires ». Cependant, a-t-elle fermement ajouté, « je ne peux pas accepter une réduction d'une telle ampleur par rapport à la proposition originale de la Commission ». Mme Hübner a toutefois noté que la Présidence avait maintenu l'architecture de la proposition de la Commission pour la politique de cohésion et a conclu: «la proposition de la Commission est le meilleur compromis pour s'attaquer aux besoins des régions en Europe et tout compromis qui serait proche de cette proposition serait le meilleur choix !».

Samedi, les ministres ont discuté du document-cadre de l'Observatoire en Réseau de l'Aménagement du Territoire européen (ORATE) sur la contribution opérationnelle de la dimension territoriale à la stratégie de Lisbonne/Göteborg. Jean-Marie Halsdorf, le ministre luxembourgeois de l'Aménagement du territoire, a dit à la presse: « les présidences actuelle et futures et la Commission auront à assumer un rôle particulier en tant que moteurs de ce processus et pour en assurer un monitoring continu, avec tous les Etats membres ». « Pour réussir cette dimension territoriale, il faut avoir la garantie d'un suivi politique entre les Présidences successives - Royaume-Uni, Autriche, Finlande, Allemagne ! », a insisté M. Halsdorf. Danuta Hübner a indiqué pour sa part que, à la lumière de ces discussions, elle souhaitait ajouter dans les orientations stratégiques de la CE pour la cohésion (EUROPE n°8951), une quatrième priorité: la dimension territoriale et le rôle des villes (les trois autres étant l'attrait des régions, l'innovation et les technologies de l'information et de la communication, la création de plus d'emplois de qualité). « Nous avons décidé aujourd'hui de faire davantage pour la coopération territoriale en Europe. Nous avons discuté de l'impact des politiques sectorielles et nous avons proposé aux Etats membres de traiter ensemble des questions urbaines- qui sont aussi des questions sociales », a précisé Mme Hübner en notant: « ORATE est un instrument utile pour la cohésion territoriale. Grâce à ORATE II, nous pourrons poursuivre les programmes ORATE » déjà lancés.

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