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Bulletin Quotidien Europe N° 8952
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/defense

Les progrès se font attendre dans le domaine des capacités militaires

Bruxelles, 23/05/2005 (Agence Europe) - Les ministres de la Défense des Etats membres de l'UE ont fait le point, lundi à Bruxelles, sur l'amélioration des capacités militaires et sur les réformes nécessaires pour adapter les armées de l'UE à la gestion de crise dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD).

Le Conseil a approuvé un nouveau « catalogue des besoins », une liste d'équipements dont l'UE dispose pour différents scénarios de crise dans lesquels elle pourrait intervenir. Cette liste (actualisée tous les six mois) montre que la situation s'est améliorée uniquement dans les domaines suivants: - laboratoire deployable (capacités de terre) ; - unité de débarquement (dans le domaine maritime) ; - quartier général d'opération (dans le domaine « C31 ») ; - les bataillons mécanisés d'infanterie.

« L'Europe ne veut pas devenir une Europe à dimension militaire. Mais elle veut avoir une politique étrangère dans laquelle la dimension défense à un rôle important à jouer. Pour cela, il faut des capacités militaires mobilisables rapidement dans différents endroits du monde », a souligné le président en exercice du Conseil Défense, le ministre luxembourgeois Luc Frieden.

En matière de réponse rapide, le Conseil a pris note des résultats « encourageants » de la conférence de coordination des groupements tactiques qui s'est tenue le 11 mai dernier. Le Conseil a noté que les deux premières années de la période de pleine capacité opérationnelle, à savoir 2007 et 2008, seront couvertes par des groupements tactiques constitués par des Etats membres, y inclus un pays tiers (Norvège) conformément aux conclusions du Conseil du 22 novembre 2004, à l'exception du second semestre 2007, pour lequel une des deux contributions requises est encore attendue. Le Conseil encourage les Etats membres à y remédier lors d'une conférence de coordination des groupements tactiques, ce qui permettra à l'UE d'avoir, à partir du 1er janvier 2007, la pleine capacité d'entreprendre en concomitance deux opérations de réponse rapide impliquant un groupement tactique, y compris la capacité de pouvoir lancer ces deux opérations presque simultanément. Le Conseil a noté aussi que des offres initiales ont été annoncées au-delà de l'horizon 2008.

Voici la liste actualisée des groupements tactiques: 3 en 2005 (un par le Royaume-Uni, un par la France et un par l'Italie) ; 3 en 2006 (le premier constitué par la France et l'Allemagne, le deuxième par l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Grèce et le troisième par la France, l'Allemagne et la Belgique) ; 3 en 2007 (le premier franco-belge, le deuxième constitué par l'Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande et le troisième constitué par l'Italie, la Hongrie et la Slovénie. Il manque un quatrième « battle group » pour le second semestre 2007) ; 4 en 2008 (Suède, Finlande, Estonie et Norvège pour le 1er, Espagne, France et Allemagne pour le deuxième, Allemagne, France, Espagne, Belgique et Luxembourg pour le 3ème et un quatrième constitué entre le Royaume-Uni et les Pays-Bas).

L'UE a décidé l'année dernière de se doter d'ici à 2007 de 13 « groupements tactiques » pouvant être déployés à tour de rôle en quelques jours n'importe où dans le monde, pour avoir une capacité d'intervention militaire rapide en cas de crise émergente. Chacun de ces groupements comprendra 1.500 hommes, susceptibles d'être opérationnels en 15 jours.

M. Frieden a annoncé que des exercices allaient être lancés après l'adoption, par les ministres de la Défense de l'UE des recommandations visant à s'assurer que le processus de prise de décision et de planification de l'UE pourra être conduit dans un délai de cinq jours entre l'approbation du concept de gestion de crise par le Conseil et la décision de lancer une opération, notamment pour les opérations impliquant des groupements tactiques.

Le Conseil a aussi adopté, dans ce contexte, des normes de comportement applicables à toutes les catégories de personnel impliquées dans les opérations de politique européenne de sécurité et de défense (PESD). « Les soldats européens dans le monde sont aussi un peu notre carte de visite », a lancé M. Frieden, en précisant que ces normes invitent le personnel à rapporter toute violation des droits de l'Homme et respecter la diversité ethnique, religieuse et culturelle de la population locale. Elles interdisent l'exploitation sexuelle ou l'utilisation de drogues. Il s'agit d'un code de conduite pour que nos soldats soient des représentants dignes de l'UE dans des missions difficiles dans le monde.

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