Strasbourg, 11/05/2005 (Agence Europe) - Lors du débat que le Parlement européen a eu mercredi en session plénière sur la situation au Kirghizstan et en Asie centrale (un débat sur lequel nous reviendrons et qui sera suivi, ce jeudi, par l'adoption d'une résolution du PE), le ministre luxembourgeois des affaires européennes, Nicolas Schmit, parlant au nom de la Présidence du Conseil, a estimé que malgré certaines améliorations récentes, « la situation au Kirghizstan reste critique », avec une situation politique incertaine, une situation économique qui ne s'améliore pas et un ordre public qui reste « précaire ». « La nouvelle dynamique politique (créée par la récente chute du régime de l'ancien président Askar Akaïev) est structurée selon des lignes d'allégeance personnelle et régionale et les partis politiques jouent seulement un rôle purement nominal », a critiqué M.Schmit. La campagne pour l'élection présidentielle, qui est prévue pour le 10 juillet (avec un second tour éventuel le 24 juillet), a de plus en plus tendance à diviser le pays en deux camps respectivement regroupés derrière les deux principaux candidats en lice - deux candidats qui n'ont jusqu'ici pas encore réellement cherché le dialogue afin de permettre une transition démocratique après les élections, s'inquiète M.Schmit qui a souligné la nécessité d'avoir des « élections libres et impartiales ». Quant à la situation en Asie centrale, « l'UE considère que les relations avec la région ont une importance capitale », et elle est prête à soutenir la transition dans ces pays, en jouant un « rôle d'équilibre » entre la Russie, les Etats-Unis et, éventuellement, la Chine. Plusieurs facteurs créent une « atmosphère d'incertitude » autour des pays d'Asie centrale: manque de réformes économiques et politiques, corruption, crime organisé, trafic de drogue, appauvrissement, manque de croissance économique.