Bruxelles, 11/05/2005 (Agence Europe) - A l'occasion de la réunion, le 11 mai, entre la troïka de l'UE et le ministre chinois des Affaires étrangères à Pékin (voir EUROPE n° 8944, p.6), le Secrétaire général de la Confédération européenne des Syndicats (CES), John Monks, a écrit à la Commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner (qui fait partie de la troïka) pour lui faire part de son soutien total « à toute action qui aiderait la Chine à respecter pleinement les droits de l'homme, les syndicats ainsi que tous les autres droits adoptés par la communauté internationale ». Plus particulièrement, John Monks espère que Mme Ferrero-Waldner, dont un des objectifs de la visite est d'encourager la Chine à ratifier au plus tôt la Convention internationale sur les droits civils et politiques, « leur demandera (aux autorités chinoises) de ne formuler aucune réserve, et entre autres de ne pas chercher à faire un opt out sur l'article 22 qui traite de la liberté d'association ». De plus, poursuit M. Monks dans sa lettre, « la ratification et la mise en œuvre par la Chine de toutes les normes standards établies par l'Organisation internationale du Travail sera une indication comme quoi ce pays est tout à fait prêt à intégrer la communauté internationale. Cela ouvrira les portes à une pleine coopération entre nos mouvements syndicaux et aidera à faciliter l'intérêt des travailleurs européens à propos de diverses questions économiques et sociales dans nos relations avec la Chine ».