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Bulletin Quotidien Europe N° 8945
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil competitivite

Le Conseil a approuvé le volet microéconomique des lignes directrices intégrées ainsi que le Programme pour la compétitivité et l'innovation - Une « renaissance de l'industrie est possible »

Bruxelles, 11/05/2005 (Agence Europe) - Le Conseil Compétitivité du 10 mai à Bruxelles présidé par le ministre luxembourgeois de l'Economie, Jeannot Krecké, a approuvé les deux dernières propositions de la Commission relatives à la relance de la stratégie de Lisbonne: a) les lignes directrices intégrées (LDI) adoptées par la Commission le 12 avril dernier (EUROPE n° 8926) qui englobent les grandes orientations de politique économique (GOPE) et les lignes directrices pour l'emploi (LDE) qui devront être adoptées formellement par les prochains Conseils Ecofin et Emploi/affaires sociales pour être endossées ensuite par le Sommet européen de juin prochain ; b) le Programme pour la compétitivité et l'innovation (CIP), d'un montant de 4 milliards d'euros sur la période 2007-2013, adopté le 7 avril dernier (EUROPE n° 8923).

Le Conseil a accueilli positivement la recommandation de la Commission sur le volet microéconomique des LDI et a souligné « la nécessité d'avoir une approche flexible, afin de prendre en compte les spécificités nationales », a indiqué M. Krecké lors de la conférence de presse finale. Le Conseil a mis l'accent sur « le besoin d'une étroite coordination, au niveau national et communautaire, et d'une approche cohérente entre les volets microéconomique et macroéconomique et les LDE ». Il a en outre estimé qu'une approche cohérente était également nécessaire dans la mise en oeuvre des LDI. Sur le contenu des lignes microéconomiques, le Conseil a identifié les priorités suivantes: - faciliter l'innovation ; - investir dans la recherche-développement (à ce titre, l'objectif de Barcelone d'y consacrer 3% du PIB national a été confirmé) ; - contribuer à une base industrielle forte, aussi bien dans les secteurs traditionnels que dans les secteurs de pointe (à cet égard, le Conseil a approuvé les recommandations de la Commission de mener une action à la fois horizontale et sectorielle) ; - achever le marché intérieur ; - créer des conditions-cadre pour attirer les investissements, notamment dans le domaine des infrastructures, en améliorant la qualité des législations nationales, en facilitant l'accès au financement et en stimulant l'esprit d'entreprise. Le Conseil a également souligné le rôle clé des PME dans l'économie européenne.

En ce qui concerne le processus des LDI, le Conseil a approuvé une mise en œuvre rapide des plans d'action nationaux (PAN) en vue de stimuler le processus de Lisbonne: les PAN devraient être présentés en octobre afin de permettre une collaboration active des parlements nationaux et des partenaires sociaux. Les ministres ont souligné l'importance d'avoir des programmes nationaux et des programmes communautaires qui se soutiennent mutuellement. Dans cette optique, le Conseil a pris note des recommandations de la Commission concernant le développement d'une méthodologie commune relative à la structure des PAN. Le Conseil a également décidé d'assurer un suivi régulier de la nouvelle stratégie, en particulier en ce qui concerne les PAN, et si nécessaire, de procéder à des ajustements. Enfin, les ministres ont souligné la nécessité de renforcer la collaboration du Conseil Compétitivité avec le Conseil Ecofin.

Le Conseil a également accueilli favorablement la proposition de CIP qui se compose de trois sous-programmes spécifiques visant à renforcer la capacité d'innovation des entreprises dans l'UE et à améliorer également le cadre réglementaire relatif aux PME: le Programme pour l'Entreprenariat et l'innovation (2,6 milliards d'euros), le Programme de soutien au développement des TIC (802 millions d'euros) ainsi que le Programme Energie intelligente pour l'Europe (780 millions d'euros).

Lors du déjeuner, les ministres ont procédé à un échange de vues sur la nouvelle politique industrielle européenne. Le Commissaire à l'industrie, Günter Verheugen, a exposé les grandes orientations d'une politique industrielle moderne - combinant une approche horizontale à des analyses sectorielles - qui permettra d'anticiper les défis et d'identifier les opportunités pour l'industrie européenne afin de faciliter les restructurations nécessaires. Les ministres ont bien accueilli cette approche qui fera l'objet d'une communication de la Commission en juillet prochain. Ils ont convenu qu'il n'était pas adéquat de « parler de désindustrialisation » à la lumière de seuls indicateurs comme, par exemple, la baisse de l'emploi industriel dans l'emploi total. Elle est en fait le signe d'un développement avancé, la tertiarisation, et « ne signifie pas que l'industrie européenne est en perte de vitesse », selon M. Krecké. « Nous pensons qu'une une renaissance de l'industrie est possible », a souligné le ministre luxembourgeois, précisant cependant qu'elle ne pouvait « pas se faire suivant des schémas nationaux traditionnels, par des aides d'Etat, ni à l'aide de protectionnisme ». « L'intervention ne devrait se faire que lorsque le marché n'arrive pas à régler lui-même une certaine évolution », a estimé M. Krecké, ajoutant qu'il était nécessaire de mettre l'accent sur l'innovation, la qualification de la main-d'œuvre, le développement des infrastructures, la création d'un environnement réglementaire prévisible et l'investissement dans l'énergie (à ce titre, M. Krecké a confirmé la tenue d'un Sommet entre l'UE et l'OPEP le 9 juin prochain à Bruxelles). Le Conseil a également procédé à un débat sur la situation du secteur textile européen et a entendu les informations de la Commission sur l'état des négociations internationales sur le projet ITER.

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