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Bulletin Quotidien Europe N° 8943
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/asem

L'UE demande à la Corée du Nord de reprendre sans tarder les négociations à six sur son programme nucléaire et à la Birmanie de libérer tous les prisonniers politiques

Bruxelles, 09/05/2005 (Agence Europe) - Le renforcement du multilatéralisme, la réforme des Nations Unies et les défis sécuritaires ont été les principaux thèmes de la 7ème réunion des ministres des Affaires étrangères de l'ASEM. Lors de leur rencontre à Kyoto, les 6 et 7 mai, les représentants des 10 Etats de l'Association des Nations de l'Asie du sud-est (Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Philippines et Viêt Nam), du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud et de l'Union européenne, ont exhorté la Corée du Nord à reprendre le dialogue à six et mettre fin à son programme nucléaire. En l'absence de réaction concertée avec leurs partenaires asiatiques, l'UE poursuit son dialogue critique avec la junte militaire birmane. Suite aux orientations dressées par les chefs d'Etat lors du Sommet de l'ASEM à Hanoï en octobre dernier (EUROPE n° 8804), les ministres des Affaires étrangères ont cherché à approfondir et à consolider le processus de dialogue entre l'Europe et l'Asie. « L'UE croit fermement à la nécessité de concentrer nos travaux sur un nombre limité de thèmes, auxquels notre forum peut véritablement apporter une valeur ajoutée », a indiqué le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn, qui entend notamment relancer le « pilier économique de l'ASEM », par exemple en termes de sécurité énergétique. D'ici le sixième Sommet ASEM, qui aura lieu en Finlande en 2006, les discussions devront déterminer de façon plus précise les quelques domaines concernés. L'amélioration du mécanisme institutionnel (création d'un secrétariat virtuel de l'ASEM, meilleure coordination entre les Présidences successives, etc.) sera également discutée. Après s'être retiré il y a plus d'un an des négociations à six avec Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Japon et Russie, Pyongyang avait reconnu, en février, disposer d'armes nucléaires. Devant la presse Jean Asselborn, a souligné samedi « les inquiétudes de l'Union européenne face aux déclarations préoccupantes des autorités nord-coréennes en ce qui concerne la possession d'armes nucléaires, la suspension du moratoire sur les essais de missiles et leur refus de réintégrer les pourparlers à six ». Dans un communiqué, l'UE recommande « fortement » à la République populaire démocratique de Corée (RPDC) de « revenir sans conditions et sans délais, à la table des négociations ». Un appel relayé samedi par les Etats-Unis, qui ont rappelé qu'ils disposaient d'une « solide capacité de dissuasion » à l'égard de la Corée du Nord. Lors d'une visite de George Bush en Lettonie, le porte-parole de la Maison Blanche, cité par Reuters, a ainsi déclaré: « nous possédons une solide capacité de dissuasion et nul ne doit se méprendre sur cette capacité ».

Si l'UE souligne aussi l'absence de progrès en faveur des droits de l'Homme par le régime nord-coréen, cette question reste également sans réponse en Birmanie. « Nous n'avons pas observé de progrès significatifs », a ainsi confié samedi à l'AFP M. Asselborn, qui avait rencontré pour la première fois la veille son homologue birman, Nyan Win. Engagé dans un dialogue critique avec Rangoon, l'UE n'a pas convaincu ses partenaires asiatiques d'élever la voix contre leur voisin, qui doit prendre la présidence de l'ASEAN l'année prochaine. La déclaration commune rappelle que les ministres souhaitent une levée de toutes les restrictions et des progrès dans le processus démocratique « aussi tôt que possible ».

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