Bruxelles, 09/05/2005 (Agence Europe) - En visite mercredi dernier à Templeuve, commune à la frontière franco-belge située à proximité du chantier de renforcement de la ligne électrique Avelin-Avelgem qui relie la France et la Belgique, le commissaire à l'énergie, Andris Piebalgs, s'est félicité de la réalisation prochaine de nouvelles interconnexions électriques entre les deux pays, qui, bénéficiant du soutien financier des réseaux transeuropéens d'énergie, devraient permettre de développer les échanges et la concurrence sur les marchés de l'électricité et de renforcer la sécurité d'approvisionnement des deux pays.
Les lignes électriques transfrontalières existantes étant en effet insuffisantes pour acheminer tous les flux physiques résultant des échanges internationaux croissants suscités par l'ouverture du marché, cette ligne d'interconnexion entre la France et la Belgique constitue un des points actuels de congestion des flux d'électricité du marché électrique européen. Les gestionnaires des réseaux de transport d'électricité français (RTE) et belge (ELIA) ont donc convenu de renforcer les capacités d'échanges d'électricité entre la France et la Belgique, ce qui permettra par conséquent de remédier à l'insuffisance générale de la capacité électrique dans la région du Benelux et d'acheminer de l'électricité entre la France, les Pays-Bas et l'Allemagne. Le renforcement des interconnexions entre la France et la Belgique participe pleinement aux objectifs poursuivis par le mémoire d'entente franco-belge signé le 7 mars dernier entre le ministre français de l'Industrie, Patrick Devedjian, et le ministre belge de l'Economie, Marc Verwilghen. La pose d'un second circuit sur la ligne Avelin-Avelgem, qui sera opérationnel à la fin de l'année, est un des projets prioritaires des réseaux transeuropéens d'énergie qui a reçu à ce titre, pour sa phase de construction, un cofinancement de 1,05 million d'euros de la Commission.
Le renforcement de cette interconnexion devrait permettre le développement des échanges entre la France et la Belgique et d'accroître la sécurité d'approvisionnement ainsi que stimuler la concurrence si les nouvelles capacités dégagées seront allouées à de nouveaux entrants sur le marché. Une réelle indépendance des gestionnaires de réseaux apparaît ici comme une clé du succès de l'ouverture des marchés. Sur ce point précis, M. Piebalgs a souligné l'importance de veiller à ce que ces nouvelles capacités soient allouées de manière transparente et non discriminatoire, au bénéfice de tous les consommateurs, et a tenu à rappeler le rôle fondamental des régulateurs. Rappelons que la réalisation d'un grand marché intérieur de l'électricité nécessite des capacités d'interconnexion suffisantes pour les échanges et la suppression des goulets d'étranglement. Or, les capacités existantes des interconnexions électriques sont largement insuffisantes pour accroître les échanges et le commerce au sein du marché européen. C'est pourquoi, lors du Sommet de Barcelone en mars 2002, les chefs d'Etat et de gouvernement sont convenus de se fixer comme objectif d'atteindre d'ici 2005 un niveau d'interconnexions électriques équivalent à 10% au moins de leur capacité de production.