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Bulletin Quotidien Europe N° 8942
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/culture

L'Europe ne se réduit pas à une Europe de marché, estime M. Juncker - L'intégration passe par une Europe de la culture, ajoute M. Barroso

Bruxelles, 04/05/2005 (Agence Europe) - Le Premier ministre luxembourgeois, actuel président du Conseil européen, Jean-Claude Juncker, accompagné de la secrétaire d'Etat à la culture Octavie Modert, s'est rendu à Paris le 3 mai dernier, à l'invitation du gouvernement français, afin de participer aux « Rencontres pour l'Europe de la Culture » à laquelle participaient également les ministres de la Culture des 25 Etats membres ainsi que 800 artistes européens. L'objectif était d'échanger témoignages et contributions en vue de l'édification d'une Europe de la culture. M. Juncker a qualifié de simplification outrageuse la tendance à réduire l'UE à l'Europe de marché. Le marché est un outil qui a permis aux peuples européens de se rapprocher les uns des autres, tout comme l'euro a été un essai de pacification de l'Europe par d'autres moyens, a-t-il commenté. Selon lui, les Européens semblent incapables d'éprouver de la fierté de ce qu'ils ont accompli depuis un demi-siècle. Il a en même temps mis en garde ceux qui veulent limiter l'Europe à une simple zone de libre-échange, une approche qu'il a qualifiée d'insuffisante pour un continent aussi complexe que l'Europe. En matière culturelle, M. Juncker soutient une politique pleinement respectueuse de la diversité culturelle et linguistique et souhaite que les Etats membres dédient au moins 1% de leur budget national à la culture afin de sortir « le budget culturel de sa médiocrité ». Il a, par ailleurs, défendu le maintien de l'exception culturelle: « la culture n'est pas du ressort du commerce, c'est une attitude devant la vie », a-t-il indiqué. Le président de la Commission José Manuel Barroso a clôturé les « Rencontres » par un discours dans lequel il souligne l'importance de la culture comme élément indispensable pour la réussite de l'intégration européenne. Ne mettant pas en doute le sentiment d'appartenance nationale ressenti par chaque citoyen, M. Barroso se montre sceptique quant à un sentiment d'appartenance européen. « La participation des citoyens à un projet auquel ils peuvent s'identifier est une condition sine qua non pour que l'intégration européenne réussisse pleinement (…) La dimension culturelle n'est donc pas une sorte d'embellissement de façade pour faire accepter une construction bureaucratique ou pour compenser un défaut politique, au contraire, elle est une composante essentielle de la construction européenne et une condition pour sa réussite ». L'Europe est trop souvent perçue comme une affaire économique et pas assez comme un projet de civilisation, a poursuivi M. Barroso, qui estime légitime que l'UE: - stimule davantage le dialogue interculturel (la Commission proposera à cet égard que 2008 soit désignée « Année européenne du dialogue interculturel », a annoncé M.Barroso); - encourage la mobilité des artistes et des opérateurs culturels et la diffusion des biens culturels ; - donne à l'intérieur de ces actions une priorité à celles qui rapprochent anciens et nouveaux Etats membres ; - veille à ce que la spécificité de la culture soit respectée dans l'ensemble des politiques. « Exploitons ces possibilités pour permettre à un maximum de citoyens de s'identifier, de s'impliquer personnellement dans cette aventure, sans précédent au monde, que constitue l'intégration européenne », a-t-il conclu.

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