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Bulletin Quotidien Europe N° 8942
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bce

La BCE a décidé de ne pas modifier le niveau des taux

Bruxelles, 04/05/2005 (Agence Europe) - Lors de la réunion qui s'est tenue mercredi à Berlin, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de ne pas modifier le niveau des taux de la zone euro, une décision attendue et motivée par la médiocrité des perspectives de croissance économique et la faiblesse de l'inflation. Les taux restent donc à 2% pour les opérations principales de refinancement, à 3% pour la facilité de prêt marginal et à 1% pour la facilité de dépôt. « Nous continuons de constater qu'il n'y a pas de signe tangible de montée des pressions inflationnistes sous-jacentes dans la zone euro. Le niveau exceptionnellement bas des taux d'intérêt (…) apporte un soutien considérable à l'activité économique dans la zone euro. En même temps, une vigilance constante s'impose au sujet des risques menaçant la stabilité des prix », a résumé Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, pour justifier un nouveau statu quo (le 23ème d'affilée) des taux.

Au sujet de la croissance économique au sein de la zone euro, M. Trichet a déclaré que les données récentes montraient, de manière générale, une tendance à la baisse. Selon lui, les risques potentiels pesant sur la croissance, en particulier les prix du pétrole qui restent élevés, « semblent s'être partiellement matérialisés au cours des derniers mois ». Visiblement optimiste, M. Trichet a ajouté qu'en regardant plus loin que le court terme, « les conditions restent en place pour une croissance réelle plus forte du PIB ». En d'autres termes, a-t-il ajouté en réponse à une question de la presse, « les conditions sont là pour que notre croissance se rapproche progressivement de ce qu'on peut appeler le potentiel de croissance de la zone euro ». Les exportations de la zone euro devraient continuer à être soutenues par la demande étrangère et, du côté de la demande intérieure, l'investissement devrait bénéficier des conditions de financement très favorables. En outre, la croissance de la consommation devrait suivre le développement attendu des revenus disponibles. « Les risques pour la croissance économique continuent d'être liés à l'évolution des cours du pétrole et aux déséquilibres mondiaux », a rappelé le président de la BCE.

S'agissant de l'inflation, M. Trichet a rappelé que la hausse des prix dans la zone euro s'est élevée à 2,1% en avril, soit le même niveau qu'au mois de mars (estimations Eurostat). Selon la BCE, l'inflation devrait rester proche de ce niveau « au cours des prochains mois ». Les augmentations salariales sont restées contenues au cours des derniers trimestres et, dans un contexte de croissance économique modérée et de faiblesse du marché du travail, cette tendance devrait perdurer, analyse aussi la BCE. La conclusion de M. Trichet est la suivante: « nous ne voyons pas de signe tangible de montée des pressions inflationnistes sous-jacentes dans la zone euro, donc le taux d'inflation devrait rester conforme au niveau requis pour assurer la stabilité des prix ». M. Trichet a répondu à d'autres questions sur une éventuelle baisse des taux: si la BCE était amenée à réduire les taux, les taux de marché augmenteraient « car nous perdrions notre crédibilité auprès des agents économiques, intervenants des marchés, observateurs, investisseurs et épargnants qui ne nous feraient plus confiance pour assurer la stabilité des prix dans la durée ». « Cela augmenterait leurs anticipations d'inflation, qui se refléteraient dans les taux d'intérêt. On arriverait à l'inverse du but recherché », a averti M. Trichet.

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