Bruxelles, 21/04/2005 (Agence Europe) - A l'issue de deux jours de discussions à Genève - à huis clos et au niveau des experts - sur les questions nucléaires, le chef de la délégation iranienne, Cyrus Nasseri, a estimé que les négociations entre l'UE-3 (Allemagne, France et Royaume-Uni) ont progressé, tout en précisant que son pays maintenait sa demande de pouvoir enrichir de l'uranium. « Il est possible que nous parvenions à avancer vers un accord potentiel », a déclaré M. Nasseri à l'AFP. « Le simple fait que nous continuions à discuter prouve qu'il y a de l'espoir. (…) Néanmoins, dire non à l'enrichissement revient à bloquer tout le processus », a-t-il averti. Mercredi, le négociateur en chef iranien sur le dossier nucléaire, Hassan Rohani, avait dit aux Européens que Téhéran mettrait fin aux discussions s'ils écartaient sa proposition de reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium en petite quantité (EUROPE n° 8932). La réunion de hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères de l'UE-3 et de l'Iran, le 29 avril à Londres, pour faire le point sur l'état des discussions lancées en décembre dernier, pourrait être décisive pour la suite du processus de négociations. Rappelons que, à la fin du mois de mars, Téhéran avait soumis aux Européens la proposition d'autoriser l'Iran à produire de l'uranium enrichi à petite échelle via un projet pilote de centrifugeuses.