Bruxelles, 21/04/2005 (Agence Europe) - En janvier 2004, le désaccord entre le Parlement et le Conseil sur le montant de la rémunération des députés européens semblait avoir reporté aux calendes grecques l'adoption d'un statut commun pour les membres du Parlement européen. La Présidence luxembourgeoise vient de renouer patiemment les fils du dialogue et devrait proposer, la semaine prochaine, un compromis qui permettra peut-être d'adopter ce statut, comme l'avait promis Jean-Claude Juncker lors de la présentation du programme de la présidence au Parlement européen en janvier dernier.
La Présidence devrait profiter de la réunion informelle des ministres des Affaires européennes qui se tiendra mardi prochain à Luxembourg pour prendre le pouls des délégations nationales. Partant du principe que l'ensemble du projet qui était sur la table en janvier 2004 était acceptable à l'exception du montant de la rémunération des députés jugé excessive par quatre Etats membres (Allemagne, Autriche, France et Suède) mais sur lequel le Parlement n'entendait pas transiger (EUROPE n° 8631), la Présidence va simplement proposer de corriger ce montant en le ramenant à 7000 euros par mois au lieu des 8600 auxquels prétendaient les députés. Afin que ce montant soit plus facilement acceptable, notamment pour les députés italiens et autrichiens qui gagnent plus actuellement, un mécanisme de « phasing out » leur serait appliqué durant la première législature. La nouvelle composition du Parlement devrait aussi contribuer à l'acceptation d'une rémunération plus raisonnable. Les indemnités des députés polonais ou slovaques ne dépassent guère les 2000 euros. Avant leur arrivée, les députés les moins bien lotis venaient d'Espagne, avec 2618 euros.