Bruxelles, 21/04/2005 (Agence Europe) - Plusieurs personnalités polonaises ont, dans une « lettre ouverte aux Français », rappelé que dans quelques mois la Pologne célébrera le 25ème anniversaire de Solidarnosc et que grâce à notre appartenance à l'Union européenne, nous allons commémorer cet anniversaire, libres de l'oppression totalitaire ». La première année après l'élargissement a « bien montré que l'adhésion de nouveaux Etats membres a non seulement été la réalisation du rêve de l'Europe unifiée, mais qu'elle apporte des avantages matériels aussi bien aux anciens qu'aux nouveaux membres », soulignent les signataires, qui ajoutent: « Le Traité constitutionnel, grâce à la Charte des droits fondamentaux qu'il contient, offre une chance réelle d'approfondir la dimension sociale (…) de l'Union européenne. (…). Nous devons empêcher que le Traité soit victime des hommes et des groupes qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas, saisir l'importance historique du défi auquel nous sommes aujourd'hui confrontés. Notre devoir vis-à-vis des générations futures exige que nous soutenions le Traité constitutionnel. (…). Nous nous y efforcerons lors du vote qui, dans notre pays, aura lieu en septembre 2005. (…) Au nom de cet avenir, au nom des liens qui ont uni nos deux pays pendant des siècles, au nom de l'affection que nous portons à la France, nous nous permettons de vous adresser un appel pour que vous donniez vos voix en faveur du Traité, lors du référendum du 29 mai ». Parmi les signataires de la lettre figurent: Marek Edelman, organisateur et survivant du soulèvement du ghetto à Varsovie; les députés européens Bronislaw Geremek et Dariusz Rosati, tous deux anciens ministres des Affaires étrangères, et Jan Kulakowski, ancien ambassadeur auprès de l'UE ; l'ancien Président de la République et fondateur de Solidarnosc Lech Walesa, les anciens premiers ministres Tadeusz Mazowiecki et Wlodziemierz Cimoszewicz et les anciens ministres des Affaires étrangères Andrzej Olechowski et Krzysztof Skubiszewski ; l'ancien Recteur du Collège d'Europe à Bruges Jerzy Lukaszewski ; les cinéastes Andrzej Wajda, Krzysztof Zanussi, Agnieszka Holland et Andrzej Zulawski.
Par ailleurs, mercredi devant des étudiants de son ancienne université, à Genève, José Manuel Barroso a affirmé, à propos des effets d'un « non » de la France le 29 mai: « Lorsqu'on est engagé dans un combat politique, on se concentre sur le plan A , pas sur un plan B ». Il faut dire non « à la vision d'un chauvinisme, d'un certain populisme qui (...) exploite la peur des gens », a estimé le Président de la Commission.