15/04/2005 (Agence Europe) - Interrogé par des jeunes de 18 à 30 ans sur TF 1, Jacques Chirac a expliqué jeudi soir les enjeux de la Constitution européenne, un texte qui, affirme-t-il, « va au-delà d'une Europe économique pour faire une Europe politique ». Face à la mondialisation, a dit le président français aux téléspectateurs, il faut une « Europe humaniste, donc organisée. (…) Il faut des règles. A vingt-cinq, nous avons réfléchi à ces règles. C'est cela la Constitution ». Questionné sur l'impact d'un non au référendum français du 29 mai, M. Chirac a répondu: « La première conséquence est que la construction européenne s'arrête. L'argument selon lequel on renégocierait n'est pas sérieux, pour la simple raison que nous sommes vingt-cinq et que les vingt-quatre autres ne voudront pas ». Quant à la deuxième conséquence, il a lancé: « Nous serons le mouton noir qui aura tout bloqué. On ne comptera plus ». Au moins à deux reprises, en répondant à des questions sur la marge de manœuvre de la France sur le plan international dès que l'UE aura un ministre des Affaires étrangères, Jacques Chirac a estimé en substance que, en cas de désaccord entre Etats membres, « le malheureux » ministre ne pourra guère imposer l'une ou l'autre vue.