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Bulletin Quotidien Europe N° 8904
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/proliferation nucleaire

MM. Schmit et Michel soulignent la nécessité de ramener la Corée du Nord à la table de négociations à six et de convaincre l'Iran de renoncer à ses projets nucléaires

Strasbourg, 08/03/2005 (Agence Europe) - Le Traité de non prolifération nucléaire (TNP) reste la pierre angulaire de la stratégie de l'Union européenne en matière de non prolifération, a déclaré d'emblée le Président du Conseil Nicolas Schmit mardi à Strasbourg, lors du débat en plénière sur la conférence de révision du traité prévue en mai prochain. L'Union prend donc acte avec regret de la décision prise le l0 février par la Corée du Nord de suspendre son adhésion au TNP, et l'invite à revenir sur cette décision pour permettre la reprise des négociations à six sur le nucléaire en Corée (Corée du Nord et du Sud, Etats-Unis, Chine, Japon, Russie). Le respect du TNP est une condition indispensable pour que l'UE développe des relations bilatérales avec Pyongyang, a dit le ministre. En ce qui concerne l'Iran, il faut des garanties sur l'utilisation exclusivement pacifique de son énergie nucléaire: si l'Iran est prêt à négocier sérieusement, insiste M. Schmit, il y aura une chance d'accord. Mais la suspension de certaines activités est une condition irrenonçable pour l'Union, et je l'ai dit à George Bush et à Condoleezza Rice lors de leur visite en Europe, a conclu M. Schmit.

Les trois piliers du TNP (non prolifération, développement du nucléaire, utilisation pacifique du nucléaire) doivent être renforcés, a enchaîné le Commissaire au Développement Louis Michel: la Commission soutient le Conseil et est prête à mettre en oeuvre des projets qui permettent d'aider réellement les pays concernés à contrôler les utilisations illicites du nucléaire et les exportation nucléaires. La Commission présentera en novembre une étude sur cette question, a-t-il annoncé. Avec l'Iran, la Commission négocie de bonne foi, a insisté M.Michel, et elle est convaincue que, si les négociations aboutissent, cela permettrait d'ouvrir des relations durables entre Téhéran et l'Union et de faciliter la « réintégration totale de ce pays » dans la communauté internationale. La décision de la Corée du nord de se retirer des pourparlers à six « n'est pas très judicieuse », reconnaît le Commissaire, tout en saluant les efforts diplomatiques de la Chine, qui doivent être soutenus. L'Union, conclut-il, ne doit pas « réagir de façon démesurée », mais affirmer clairement que les pourparlers à six sont la meilleure façon de sortir de l'impasse.

En répondant aux parlementaires, Nicolas Schmit a affirmé que l'Union doit exercer sans relâche sa pression sur des pays qui « pensent que les armes nucléaires donnent le pouvoir ». Dans le cas de l'Iran notamment, il faut répéter que la perspective d'un accord de coopération économique avec l'Union « vaut tout développement nucléaire » (étant entendu que le respect des droits de l'homme n'est pas négociable). Le cas de la Corée du Nord est plus complexe. Des sanctions contre un pays dont la population est privée de tout n'ont pas de sens, estime M. Schmit, tout en soulignant qu'il est capital que l'Union fasse entendre sa voix et que les discussions sur le TNP ne se limitent pas à un constat d'échec.

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