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Bulletin Quotidien Europe N° 8904
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/pacte de stabilite

Les groupes PPE-DE et ALDE s'opposent à un assouplissement du Pacte de stabilité

Strasbourg, 08/03/2005 (Agence Europe) - En réagissant aux travaux de l'Eurogroupe et du Conseil Ecofin sur l'amélioration de la gouvernance économique dans l'UE, les groupes PPE-DE et ALDE au Parlement européen ont durement critiqué, mardi à Strasbourg, la tentative franco-allemande d'assouplir le Pacte de stabilité et de croissance (voir pages 7 à 9).

Lors d'une conférence de presse, le Britannique Graham Watson, président du groupe ALDE, a reproché au chancelier Schröder d'"entrer comme un éléphant dans un magasin de porcelaine", et de détruire la solidarité européenne. Les pressions de Gerhard Schröder sur le Pacte de stabilité "pour satisfaire son propre agenda politique intérieur vont accroître les problèmes macro-économiques auxquels l'UE doit faire face", a lancé avec sévérité M. Watson, qui a appelé au renforcement de la discipline budgétaire. Au sein du même groupe, la Française Marielle de Sarnez (UDF) a appelé les Etats membres à maîtriser leurs dépenses publiques pour ne pas "reporter la dette sur le dos de nos enfants". Les règles doivent être "strictes et justes" et ne doivent pas être modifiées "selon le bon vouloir de certains", insiste-t-elle, en indiquant que son groupe accepte un seul assouplissement du Pacte: prendre en compte le cycle économique (plus de souplesse en période difficile, mais plus d'efforts de réduction du déficit en période de forte croissance).

Sans rejeter l'idée de plus de flexibilité dans l'application du Pacte, le président du groupe PPE-DE, Hans-Gert Poettering (CDU), a mis en garde contre l'illusion qu'une augmentation de l'endettement des Etats puisse entraîner davantage de croissance. "Nous pensons qu'il s'agit là d'une approche erronée", a-t-il estimé en s'opposant à l'exclusion de blocs entiers de dépenses dans le calcul des 3% du PIB. M. Poettering a encouragé les Etats membres les plus stricts sur l'application des règles à "maintenir fermement leur position". "Nous regrettons que ce soit le gouvernement allemand qui prononce l'arrêt de mort de la stabilité de la monnaie européenne", a conclu M. Poettering.

Sans surprise, le président du groupe socialiste, Martin Schulz (SPD), s'est montré très prudent. "Les choses sont en route. Selon mon groupe, toutes les mesures qui contribuent à transformer le Pacte de stabilité en un pacte de croissance sont acceptables", a-t-il rappelé sans toutefois prendre clairement la défense de l'Allemagne.

"Pour l'instant, nous ne voyons pas, dans toutes les propositions (sur la table), une véritable alternative au Pacte de stabilité" actuel, a reconnu le co-président du groupe des Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit. Selon lui, si le Pacte est trop complexe, il ne sera jamais appliqué. M. Cohn-Bendit a rappelé que son groupe est pour la prise en compte, dans le Pacte, des investissements décidés par l'Europe.

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