Strasbourg, 08/03/2005 (Agence Europe) - Lors du débat de mardi en plénière sur les derniers développements au Liban (le Parlement adoptera une résolution sur laquelle nous reviendrons), le Président du Conseil Nicolas Schmit a indiqué que le Conseil de l'UE avait eu le 4 mars un premier échange de vues avec l'Envoyé spécial de Kofi Annan pour la mise en œuvre de la Résolution 1559 des Nations unies, et que le Haut représentant pour la PESC Javier Solana devait rencontrer mercredi des représentants de l'opposition libanaise. Nous ne ménagerons aucun effort pour contribuer à une solution politique « dans le sens souhaité par la grande majorité du peuple libanais », a assuré le ministre luxembourgeois des Affaires européennes, qui a indiqué que « les lignes de force » du comportement de l'UE pourraient être les suivantes: - soutien à la formation d'un gouvernement de transition ;
- soutien à une commission d'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Hariri ; - soutien à la tenue d'élections libres et équitables en mai prochain, auxquelles l'UE pourrait contribuer avec l'envoi d'une mission d'observateurs si les autorités le souhaitent. Quant au Commissaire européen Louis Michel, il a précisé que la Commission étudiait « d'autres modalités » pour contribuer à ces élections, y compris la formation d'observateurs locaux. M.Michel, qui a rappelé que Rafic Hariri avait, avant sa mort, apporté son « plein soutien «à la politique de voisinage de l'UE », a reconnu que le calendrier des « prochaines étapes » de la politique de voisinage à l'égard du Liban sera fonction de la situation sur le terrain. « Il est clair qu'il faut savoir comment évolue la situation sur place pour savoir comment aller de l'avant », a-t-il souligné (voir EUROPE d'hier, p.12, au sujet du retard dans l'adoption du « plan d'action » UE/Liban dans le contexte de la politique de voisinage).