Bruxelles, 25/02/2005 (Agence Europe) - Les deux principaux groupes du Parlement européen - PPE-DE, présidé par Hans-Gert Pöttering, et PSE, présidé par Martin Schulz - ne tirent pas les mêmes conclusions du vote de jeudi à Strasbourg sur le programme législatif de la Commission européenne pour 2005 lors duquel, contrairement à la tradition consensuelle des résolutions de compromis sur une bonne partie des textes adoptés en plénière, le groupe socialiste a maintenu sa propre proposition de résolution et a voté contre la résolution de compromis des groupes PPE-DE, ALDE et UEN (EUROPE d'hier, p.4). Résultat: la résolution socialiste a été rejetée et la résolution du centre-droit a été adoptée, mais seulement avec 264 voix pour et 201 contre, ainsi que 37 abstentions.
Le groupe socialiste a démontré qu'il ne parvient pas à rassembler une majorité autour de ses positions, commente dans un communiqué Hans-Gert Pöttering. Quant à la vice-présidente française du groupe, Françoise Grossetête, elle se déclare déçue de constater que le groupe socialiste a été incapable - à cause de divisions internes, dit-elle - de soutenir la Commission européenne et de participer au travail « normal » d'élaboration d'une position de l'ensemble du Parlement européen.
Le groupe PSE voit les choses différemment. Après ce vote, avertit Martin Schulz dans un communiqué, « il est clair que le soutien du groupe socialiste est nécessaire pour adopter la future législation européenne ». En effet, dit-il, « la droite n'a pas réussi à rallier la majorité qui serait nécessaire -364 voix- pour adopter la législation ». (M.Schulz se réfère au nombre de voix nécessaire dans le Parlement de l'UE à 25 - à savoir « la majorité des membres qui composent le Parlement » - pour amender ou rejeter une position commune du Conseil en deuxième lecture, ou en cas d'avis conforme).