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Bulletin Quotidien Europe N° 8885
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L'Allemagne reste solide leader de l'industrie automobile communautaire, selon Eurostat

Bruxelles, 09/02/2005 (Agence Europe) - Dans un rapport publié fin janvier, Eurostat souligne que, d'une manière générale, l'industrie automobile de l'UE emploie moins de main-d'oeuvre que l'industrie manufacturière dans son ensemble, en raison notamment des possibilités de mécanisation et de l'augmentation de l'intensité de capital dans de nombreux segments de cette branche d'activité. Eurostat indique en outre que l'Allemagne est l'Etat membre qui a le plus contribué à la valeur ajoutée totale générée par l'industrie automobile communautaire en 2001. Le document d'Eurostat est d'autant plus actuel que le Commissaire à l'industrie Günter Verheugen, qui a annoncé le 13 janvier dernier la création de « CARS 21 », un groupe de travail dont la mission sera de formuler d'ici la fin de l'année des recommandations destinées à améliorer la compétitivité de l'industrie automobile européenne au niveau mondial (voir EUROPE du 14 janvier, p. 7), fait des performances de ce secteur industriel une des priorités de son mandat.

Les données fournies par Eurostat indiquent que le chiffre d'affaires de l'industrie automobile de l'UE a dépassé les 640 milliards d'euros en 2001 - auquel l'UE à 15 a contribué pour près de 95,8% - et la valeur ajoutée a atteint près de 122 milliards d'euros. Avec plus de 57 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'Allemagne a produit 47,1% de la valeur ajoutée de l'industrie automobile communautaire et, ensemble, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie ont produit 84,1% de la valeur ajoutée totale. Cette même année, plus de 2 millions de personnes ont travaillé dans l'industrie automobile, dont plus de 40% en Allemagne, 13% en France et 10% au Royaume-Uni, ainsi que, pour les nouveaux Etats membres, près de 4% en Hongrie et en République tchèque. Eurostat constate toutefois une diminution de la main-d'oeuvre occupée dans l'industrie automobile dans l'ensemble de l'UE depuis 1990, exception faite pour l'Allemagne, où la hausse est largement due au développement du secteur de la fabrication d'équipements automobiles dans les nouveaux Länder de l'ex-Allemagne de l'Est.

Eurostat met aussi l'accent sur la domination par de très grandes entreprises de l'industrie automobile européenne. Si l'industrie automobile comptait en effet en 2001 dans l'UE plus de 17 200 entreprises, dont près de 50% exerçant leurs activités dans le secteur de la fabrication d'équipements, près de 66% de la main-d'oeuvre était concentrée dans de très grandes entreprises ayant une main-d'œuvre de 1 000 personnes ou plus, généralement dans des usines de production ou de montage des grands constructeurs automobiles ou fournisseurs de composants. La part de ces très grandes entreprises a dépassé les 80% en Allemagne. En Belgique, en France et en Suède, ces entreprises employaient plus de 60% de la main-d'œuvre de leur industrie automobile.

Enfin, Eurostat souligne qu'en 2003, la balance commerciale de l'industrie automobile communautaire a été nettement excédentaire, l'Allemagne étant le pays le plus performant avec un excédent commercial de l'ordre de 31%, devant la République tchèque et la Suède (21% chacune). En valeur, plus de la moitié des véhicules importés sur le territoire communautaire en 2003 provenaient du Japon (52%), de la Corée du Sud (17%) et de la Turquie (11%). Avec près de 17% des véhicules exportés par l'UE, les États-Unis ont été le principal marché pour les exportations communautaires, devant la Suisse (12%). Eurostat souligne aussi que, alors que les importations dans l'UE de véhicules en provenance de pays tiers ont atteint 21,3 milliards d'euros, les exportations de l'UE vers les pays tiers se sont élevées à 32,9 milliards d'euros.

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