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Bulletin Quotidien Europe N° 8885
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/espace

Du rôle des parlementaires dans le développement de la politique spatiale européenne

Bruxelles, 09/02/2005 (Agence Europe) - Le président du groupe parlementaire de l'Espace du Parlement fédéral belge, François Roelants du Vivier (MR), est revenu le 1er février sur la dimension parlementaire, encore méconnue, de la politique spatiale européenne.

Le sénateur belge (et ancien député européen) a rappelé que l'idée d'une coopération parlementaire sur le thème de l'espace était née en 1996 en France et que trois ans plus tard des parlementaires français, allemands, italiens et britanniques concluaient un accord à l'occasion de la première conférence interparlementaire européenne de l'espace organisée à Paris. Une charte prévoyant la création d'une Conférence européenne interpalementaire de l'espace fut adoptée à cette occasion. La Belgique et l'Espagne y adhérèrent en 2001. « L'objectif est de se réunir au moins une fois par an sous la présidence d'un des membres de la conférence », a expliqué François Roelants du Vivier en soulignant l'importance de cette structure et de ces rencontres pour l'échange d'informations sur les initiatives nationales et européennes. « L'ambition est d'élargir la conférence à tous les membres de l'ESA (l'agence spatiale européenne: NDLR) et de l'Union européenne », a dit le sénateur belge en insistant sur les « positions très claires » qui ont été adoptées par la Conférence sur la coopération entre l'ESA et l'Union européenne, le maintien du juste retour, l'augmentation substantielle des moyens financiers consacrés à l'espace, la protection du secteur industriel européen et le rôle qu'y jouent les PME, l'importance de la formation et de la motivation des jeunes, etc.

« La Conférence a toujours insisté sur la nécessaire indépendance de l'Europe en matière d'applications spatiales. Qu'il s'agisse d'un accès autonome à l'espace, de télécommunications, de météorologie ou autres, la conclusion a toujours été que l'Europe devait être capable de le faire. Galileo doit en être la confirmation », a déclaré François Roelants du Vivier avant d'ajouter: « Le désastre en Asie a confronté chacun de manière très brutale à la nécessité de mettre au point un système efficace d'observation terrestre permettant de prévoir de telles catastrophes et d'en circonscrire les conséquences. La Conférence interparlementaire de l'espace a toujours insisté sur l'importance du GMES (système global de surveillance pour l'environnement et la sécurité: NDLR), projet souvent occulté au profit du seul programme Galileo ». François Roelants du Vivier, qui est aussi président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, se devait aussi de souligner le rôle de l'espace en matière de défense. Tout en rappelant que les besoins spatiaux en soutien de la politique de sécurité et de défense européenne correspondent à un investissement annuel de deux à trois milliards d'euros si l'on veut doter l'Europe d'une capacité satellitaire lui permettant de tenir les engagements stratégiques à l'échelle globale, il a regretté l'absence de « réflexe européen » dans ce domaine et il a estimé qu'il appartient « aux parlements nationaux de convaincre les gouvernements de développer ce réflexe ».

La Conférence européenne interparlementaire de l'espace est actuellement présidée par le député français Christian Cabal (UMP). Sa réunion plénière aura lieu en juin, à l'occasion du salon du Bourget.

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