login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8885
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/etats-unis/commission

Mme Rice, Mme Ferrero-Waldner et M.Barroso affichent leur volonté de travailler ensemble - Mme Rice refuse de croire qu'il y ait désaccord de fond sur la Chine et l'Iran

Bruxelles, 09/02/2005 (Agence Europe) - Je me réjouis de travailler avec « une Europe forte et unie », car notre agenda est bien chargé - Afghanistan, Irak, Grand Moyen-Orient, processus de paix israélo-palestinien - , a dit mercredi à la presse la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice après une rencontre à Bruxelles avec le Président Barroso et les Commissaires Benita Ferrero-Waldner (relations extérieures), Joaquin Almunia (affaires économiques et monétaires), Olli Rehn (élargissement), Louis Michel (développement) et Franco Frattini (Justice et Affaires intérieures). Devant la presse, Mme Rice, José Manuel Barroso et Benita Ferrero-Waldner ont affiché leur unité de vues sur les principaux dossiers. Aujourd'hui, il est « plus vital que jamais que nous travaillions ensemble », au Proche-Orient, en Afghanistan, dans les Balkans, a dit M.Barroso, assurant que la Commission est pleinement engagée à jouer son rôle de ''acteur global ». Mme Rice a surtout évoqué le rapprochement entre Israéliens et Palestiniens, et (en disant à Mme Ferrero-Waldner: « Benita, nous avons littéralement marché l'une sur les pas de l'autre », ces derniers jours dans la région), elle a estimé qu'Américains et Européens vont être « des partenaires forts » dans ce processus. Mme Rice a annoncé qu'une réunion du Quartette sur le Proche-Orient devrait se tenir sans doute en même temps que la conférence sur le Moyen-Orient prévue à Londres (au printemps, à l'initiative de Tony Blair: NDLR). Mme Ferrero-Waldner se déclare pour sa part « désireuse d'être un partenaire efficace pour les Etats-Unis, et pour vous, chère Condoleezza ». Interrogée sur la question de savoir si le message qu'elle voulait transmettre à l'Europe avait été bien reçu, Condoleezza Rice a répondu: je crois que le message était « déjà passé avant que je n'arrive ». Et elle s'est attachée à expliquer que, même lorsque les Etats-Unis n'avaient « pas d'agenda commun » avec certains pays européens, notamment sur l'Irak, il y a toujours eu des « intérêts communs ».

Même à propos de la levée de l'embargo européen sur les armes vers la Chine, Mme Rice refuse de croire en une divergence de fond. « Je ne crois pas que nous avons une différence sur la Chine », car sur toutes « les questions qui comptent », nous sommes d'accord, car nous voulons tous une Chine qui joue un rôle positif dans le monde, s'est-elle écriée. Nous avons une « unité d'intention », affirme-t-elle, tout en rappelant les inquiétudes américaines à la fois pour les droits de l'homme et pour le risque de « compromettre le délicat équilibre militaire dans la région, où Washington a encore des troupes. (L'UE continue à discuter avec les Etats-Unis à ce sujet mais on ne peut pas nous accuser de vouloir « précipiter » une décision sur la levée de l'embargo, vers laquelle l'Europe est en train d'aller, a commenté M. Barroso). Mme Rice a développé les mêmes arguments au sujet de l'Iran (voir plus loin): là aussi, a-t-elle affirmé, les objectifs américains et européens sont les mêmes, mais les Etats-Unis ont des préoccupations particulières concernant le programme nucléaire, les droits de l'homme et le soutien au terrorisme (qu'on ne peut accepter d'aucun pays, que ce soit l'Iran ou la Syrie, a dit Mme Rice).

Jeudi, Mme Rice est à Luxembourg pour rencontrer Jean-Claude Juncker et la Troïka européenne (Jean Asselborn, Javier Solana et Benita Ferrero-Waldner).

« Le message du Dr Rice est positif », a commenté mardi soir le Haut représentant pour la PESC, Javier Solana, lors de l'émission France Europe Express (France 3). « Il faudrait arrêter de parler de nous-mêmes et parler entre nous pour régler les problèmes », a-t-il estimé. A propos de l'Irak, il a commenté: « Pour nous, l'Irak n'est pas tellement stratégique, c'est un voisin » qui devrait retrouver la stabilité et « son rôle dans le monde arabe. Le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier, qui était sur le plateau de France 3, a réagi vivement à ceux qui demandaient si l'attitude française à l'égard de l'administration Bush n'est pas soudain devenue excessivement conciliante: « J'ai entendu le Président Chirac dire des choses très claires à Condy Rice, des choses qu'on dira à Bruxelles » (lors de la rencontre avec le Président Bush), a-t-il remarqué.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES