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Bulletin Quotidien Europe N° 8810
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurochambres/strategie de lisbonne

Arnaldo Abruzzini plaide pour un rééquilibrage des trois piliers de la stratégie en faveur de l'économie - Objectif: une Europe compétitive sur la scène mondiale

Bruxelles, 19/10/2004 (Agence Europe) - L'Association des Chambres de Commerce et d'Industries européennes (Eurochambres) a lancé le 18 octobre à Bruxelles son rapport intitulé "Time for a Fresh Start - Recommandations for the 2005 Lisbon Review". "Après quatre années de léthargie, il est nécessaire d'insuffler un nouvel élan au processus de Lisbonne pour qu'en 2010 nous soyons compétitifs sur la scène mondiale. C'est cela notre objectif", a déclaré devant la presse Arnaldo Abruzzini, le Secrétaire général d'Eurochambres. "Notre message est clair: les décideurs politiques doivent assurer un environnement économique stable en mettant au cours des cinq prochaines l'économie en tête des priorités. Les trois piliers du développement durable européen - l'économie, le modèle social et l'environnement - devraient être en équilibre. Mais ce n'est pas le cas", a poursuivi M.Abruzzini en lançant un vibrant appel pour que "ces trois piliers soient rééquilibrés en faveur de l'économie. C'est une garantie pour que nous ayons des systèmes sociaux et un bien-être environnemental durables à long terme". A quelques jours de la présentation par Wim Kok du rapport de son Groupe sur la révision à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne (le 3 novembre à la Commission européenne et le 4 novembre aux partenaires sociaux européens), Eurochambres espère que le rapport Kok abondera dans son sens et que "la vision politique de Lisbonne se concrétisera dans des avantages pratiques et tangibles pour le monde des affaires et pour les citoyens".

Eurochambres a demandé à ses organisations membres de classer les six chapitres de l'agenda de Lisbonne (environnement économique général; emploi; innovation, recherche et société de la connaissance; réforme économique, cohésion sociale; environnement) en ordre d'importance selon leurs propres priorités nationales et d'identifier les réformes qu'elles estiment les plus urgentes. Il ressort des réponses contenues dans le rapport que le monde des affaires demande de se concentrer sur les priorités suivantes au sein de chaque chapitre: 1) réduire le fardeau fiscal global (chapitre environnement général); 2) réformer les systèmes fiscaux pour rendre le travail rémunérateur, et permettre d'obtenir ou de conserver un emploi (priorité pour la Belgique - chapitre Emploi); 3) améliorer des conditions des investissements publics et privés dans la connaissance et la recherche (priorités pour l'Autriche et l'Italie- Innovation); 4) réformer les systèmes de soins de santé et de retraite (priorité pour la Suède - chapitre Réforme économique); 5) adapter l'enseignement, les écoles et la formation à l'économie de la connaissance (priorité pour la Slovaquie - chapitre Cohésion sociale); 6) faciliter et promouvoir l'investissement dans les technologies propres (priorité pour le Portugal - chapitre Environnement).

Commentant ces résultats, Arnaldo Abruzzini a insisté sur le fait que « mentionner une super priorité ne sous-entend pas du tout que les autres priorités sont moins importantes ». « Le rapport montre qu'il faut améliorer le processus décisionnel des Etats membres et que ceux-ci doivent accepter de porter la responsabilité de la réussite ou de l'échec de la stratégie », a insisté M. Abruzzini. Et d'ajouter: "Nous avons besoin de réformes structurelles qui modernisent nos systèmes éducationnels, d'un marché du travail plus flexible et d'un environnement plus favorable à l'entrepreneuriat avec moins de réglementations, et meilleures et dans lequel les risques de l'entreprise sont reconnus et pas surchargés par la réglementation".

Les Premiers ministres de l'UE des 25 recevront chacun des lettres des représentants de leurs Chambres nationales qui mettront en lumière les domaines où il faut agir rapidement au niveau national pour améliorer la compétitivité européenne. Le monde patronal adresse ainsi aux décideurs politiques européens les messages suivants: - il y a un manque de leadership politique en ce qui concerne l'agenda économique européen; - personne, - ni les Etats membres ni les Institutions - a pris la responsabilité de faire progresser l'agenda; - les Etats membres se sont engagés pour la forme dans ce processus mais n'ont pas procédé aux réformes nécessaires pour lui donner du mordant; - les procédures pour remettre Lisbonne sur les rails (comme la méthode de coordination ouverte et les délibérations du Conseil Compétitivité) sont faibles.

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