04/10/2004 (Agence Europe) - Dans un article sur le thème "L'état de l'Union européenne en 2004" publié dans le numéro d'octobre de la revue trimestrielle Affari Esteri, l'ancien Représentant permanent de l'Italie auprès de l'UE Pietro Calamia estime que le débat du Parlement européen sur la nomination du Président Barroso "présente beaucoup d'analogies avec les débats parlementaires internes", et que le fait que "les pouvoirs réels d'un Président de la Commission ne sont absolument pas comparables, en 2004, à ceux du chef d'un gouvernement national ne semble pas avoir influencé la plupart des prises de position parlementaires". Est-ce là "le signe d'une aspiration à un exécutif responsable face au Parlement européen?", se demande l'ambassadeur Calamia, qui voit se développer en Europe "une dialectique politico-parlementaire" comportant aussi davantage de contacts entre PE et parlements des Etats membres. En même temps, Pietro Calamia constate que "la sortie du deuxième Commissaire" (des grands Etats membres), "provenant d'habitude, dans le pays d'origine, de l'opposition, pourrait rendre la Commission moins pluraliste et plus proche de la ligne politique des gouvernements en place".