04/10/2004 (Agence Europe) - L'audition de Neelie Kroes a déçu de nombreux parlementaires européens (voir EUROPE du 30 septembre, p.10 et du 1er octobre, p. 9). La Commissaire désignée s'est montrée plutôt évasive sur le rôle du Parlement sur la question de services d'intérêt général et n'a pas précisé s'il fallait ou non une directive cadre en la matière. Dans un communiqué, le secrétaire général du Centre européen des entreprises à participation publique (CEEP), Rainer Plassmann, estime que la future politique sur les services d'intérêt général doit être discutée le plus démocratiquement possible et qu'il est "indispensable d'impliquer le Parlement dans toute décision". En affirmant que la pratique de fourniture de services d'intérêt général par les entreprises publiques locales ne devrait pas être étendue, Mme Kroes a, semble-t-il, crispé M.Plassmann. "Les autorités locales régionales et nationales doivent avoir le droit de gérer ses services comme elles le jugent au mieux pour le bien-être de leurs citoyens, des consommateurs et du monde économique", dit-il.