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Bulletin Quotidien Europe N° 8799
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/constitution/socialistes

Le socialiste luxembourgeois Ben Fayot réplique aux socialistes du front du "non"

Bruxelles, 04/10/2004 (Agence Europe) - Le socialiste Ben Fayot, membre du parlement luxembourgeois (après avoir été député européen), affirme dans une note que le référendum sur la Constitution européenne n'est "gagné d'avance" nulle part. La Constitution est un texte de compromis, et c'est "le compromis européen" qui a permis de "dépasser le nationalisme ravageur comme le capitalisme à l'américaine" et qui permet aujourd'hui de "défendre les valeurs de la démocratie et les droits de l'homme contre le fanatisme, la violence aveugle et le déni du droit international", souligne Ben Fayot, en ajoutant: "Voilà pourquoi la plus grande partie des socialistes européens acceptent la Constitution". Et il rabroue Laurant Fabius et d'autres socialistes français qui plaident pour le rejet de la Constitution. Ils avancent comme argument la nécessité d'« arrêter les délocalisations, combattre le chômage, défendre les services publics, se battre pour l'harmonisation sociale et fiscale", constate M.Fayot, qui avertit "ces arguments n'ont rien à faire avec la Constitution, mais avec la situation économique et politique en France et dans les autres pays européens, comme avec la globalisation", et un rejet de la Constitution "ne changera rien aux politiques nationales, ni en France ni ailleurs, où les Etats restent maîtres". L'argument sur les services publics est important non seulement pour la France, mais aussi pour le Luxembourg, alors que "il l'est moins pour d'autres pays, et non des moindres", rappelle M. Fayot, qui remarque: "malgré ces réticences, la Constitution contient enfin une base sérieuse (article III-6) pour sauvegarder" justement le service public en Europe.

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