Bruxelles, 28/06/2004 (Agence Europe) - "Pour promouvoir une croissance durable, il est urgent d'agir. C'est pourquoi la Confédération européenne des syndicats (CES) demande à la Commission de faire des propositions concrètes sur les moyens d'améliorer la gouvernance économique européenne", a déclaré le Secrétaire général adjoint de la CES Rainer Hoffman, après l'adoption par la Commission européenne, jeudi dernier, de sa communication sur les finances publiques dans l'UEM en 2004 (voir EUROPE du 25 juin, p. 8). "Nous ne pouvons plus nous fier à d'étroites réformes structurelles, à la déréglementation des marchés du travail et au démantèlement des services de la sécurité sociale. Une combinaison équilibrée de politiques macro-économiques est nécessaire pour retrouver la confiance des consommateurs et des travailleurs", a précisé M. Hoffman, tout en accueillant favorablement cette communication "qui va, en partie, dans la bonne direction".
Dans sa déclaration, Rainer Hoffman rappelle que la CES a demandé à plusieurs reprises que le Pacte de stabilité et de croissance soit interprété de façon souple. "Un point-clé dans l'amélioration du fonctionnement du Pacte est le renforcement des mesures devant inciter à la poursuite de politiques budgétaires prudentes et anticycliques, c'est-à-dire calculées sur le cycle économique et non sur l'exercice budgétaire en cours. Ceci rend fondamentale une consolidation des finances publiques durant les périodes de vaches grasses", explique-t-il. La CES convient que "les circonstances spécifiques d'un pays, notamment le niveau de la dette publique et les investissements publics, doivent être prises davantage en compte pour améliorer l'interprétation des règles budgétaires", précise encore le Secrétaire général adjoint.