Bruxelles, 23/06/2004 (Agence Europe) - Moins de deux mois après l'élargissement à dix nouveaux pays, la Commission européenne a approuvé mercredi les programmes de développement économique et social en faveur de chacun des nouveaux Etats membres dans le cadre des Fonds structurels (voir EUROPE d'hier, p.11). Les nouveaux programmes de développement, Fonds de cohésion compris, prévoient une contribution de l'Union à ces nouveaux Etats membres d'un montant de plus de 24 milliards d'euros entre 2004 et 2006.
"Nous venons, dans une cérémonie particulièrement solennelle et symbolique, de signer les programmes qui vont permettre à la politique de cohésion de prendre sa dimension dans les nouveaux Etats membres de l'Union", a déclaré devant la presse le Commissaire Jacques Barrot. Ces programmes représentent une contribution de l'UE de plus de 24 milliards d'euros - un montant significatif qui doit permettre de concrétiser le travail important de partenariat fait avec les nouveaux Etats membres afin d'établir les priorités, et les projets, a remarqué M.Barrot. "La politique de cohésion doit avoir un impact très fort sur la compétitivité des régions et sur les conditions de vie des citoyens", a insisté le Commissaire chargé de la politique régionale.
Pour ce qui est des modalités d'action, Jacques Barrot a rappelé que: 1) le Feder (Fonds européen de développement régional) visera l'amélioration de la compétitivité, l'innovation, le transfert technologique, les infrastructures de transport; 2) le FSE (Fonds social européen) se concentrera sur la formation professionnelle, le développement des ressources humaines, l'exclusion de la pauvreté; 3) le Fonds de développement rural bénéficiera à l'agriculture et à la pêche. Le Commissaire adjoint Peter Balazs a noté pour sa part en ce qui concerne la répartition des montants entre les nouveaux Etats membres de l'UE: "la moitié de l'argent, soit 12 milliards d'euros, va à la Pologne". "Il n'y a aucun préjugé concernant la taille des Etats!", s'est tout de suite repris le Commissaire Balazs.
Entre 2004 et 2006, nous allons nous efforcer de convaincre ceux qui doutent de l'importance de la politique de cohésion, a assuré Jacques Barrot. Selon lui, la qualité des projets et la rapidité de leur mise en oeuvre seront autant d'arguments pour démontrer que la politique de cohésion exerce un effet de levier. Et de conclure: Nous voulons une politique de cohésion fondée sur des critères qui soient les mêmes pour tous. Il en va de la conception de l'Union.