Bruxelles, 18/05/2004 (Agence Europe) - En vue du Conseil d'association UE/Turquie du 18 mai à Bruxelles (voir plus haut), la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) reconnaît dans un communiqué que le gouvernement turc "met indéniablement en place une politique intense de réformes législatives en vue de la reprise de l'acquis communautaire" et que le Parlement turc a ratifié plusieurs traités européens et nationaux, mais elle se dit en même temps "vivement préoccupée" par la violation systématique de "nombreux droits fondamentaux" en Turquie. Et elle cite: la situation des défenseurs des droits de l'Homme, la persistance des actes de torture, malgré l'engagement de l'Etat à mener une politique de "tolérance zéro" (la torture prend des formes "plus sophistiquées et difficilement décelables"), le maintien de Cours de sûreté de l'Etat, les violations des droits des détenus, la situation des minorités (en particulier des Kurdes), qui "reste dramatique" malgré "quelques avancées", la négation du génocide arménien, la "fragilisation de la société civile".