Bruxelles, 18/05/2004 (Agence Europe) - C'est ce mercredi que la Commission européenne doit adopter sans débat sa communication sur les énergies renouvelables. Comme nous l'avons indiqué (EUROPE du 11 mai, p.15), ce rapport d'étape sur la place de ces énergies dans la consommation énergétique nationale et communautaire dresse un tableau pessimiste puisque, à scénario constant, l'UE ne sera pas en mesure d'atteindre l'objectif qu'elle s'est fixé dès 1997: faire en sorte que la part des énergies renouvelables atteigne 12% de la consommation énergétique communautaire en 2010.
A la lumière de cette analyse, la Commission considère qu'il ne faut pas fixer dès à présent des objectifs quantifiés en la matière pour la période après 2010. Ce point a suscité, lors de la finalisation du texte, un débat entre les Commissaires qui voulaient indiquer un objectif chiffré pour la période au-delà de 2010 (Margot Wallström et Michaele Schreyer) et ceux qui incitaient à davantage de prudence (notamment Joaquin Almunia, Frits Bolkestein et Poul Nieslon). Finalement, et tout en soulignant l'importance de l'objectif des "20% en 2020" (fixé lors de la récente Conférence de Berlin sur les énergies renouvelables et appuyé par le Parlement européen), la Commission considère qu'il est préférable de procéder à une évaluation complète du développement des énergies renouvelables au sein de l'UE avant de se prononcer sur cet objectif. Cette évaluation sera menée au plus tard fin octobre 2005, afin d'ouvrir en 2007 un débat sur la fixation d'un objectif chiffré pour la période allant au-delà 2010.
Dans un communiqué, les Verts du Parlement européen ont critiqué cette absence d'objectif quantitatif et, dans une lettre au président Prodi, ils ont demandé que soit inclus dans la communication un objectif de 25% pour la part des énergies renouvelables dans la consommations énergétique communautaire d'ici 2020.