19/02/2004 (Agence Europe) - S'adressant à la presse, jeudi, dans l'immeuble qui accueille le Conseil des ministres, le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a beaucoup insisté sur l'intérêt du "G5", qu'il forme avec ses homologues allemand, britannique, espagnol et italien. Le G5 s'est réuni lundi et mardi à Garmisch-Patenkirchen (Allemagne). Les ministres ont en particulier rapproché leurs positions sur l'utilisation des "sky marshals", les agents armés à bord des avions. "C'est une vraie formule le G5, qui est efficace (…), il représente quand même 80% de la population" de l'UE, a souligné M.Sarkozy. "Ce n'est pas contre l'Europe, c'est parce qu'il faut aller plus vite, ça n'empêche personne de prendre les même décisions (…), quand le Benelux se réunit, nous ne nous sentons pas menacés". Interrogé sur les réunions du G5, le président du Conseil, Michael McDowell, a affirmé que ce type de rencontre entre plusieurs Etats membres était "naturel", et qu'il n'enlevait rien à l'intérêt des ministres pour le Conseil JAI. Le Commissaire Antonio Vitorino n'a pas voulu commenter, précisant que ce qui l'intéresse, « c'est que le Conseil marche". "Personne n'a parlé de la réunion de Garmisch au Conseil", a-t-il ajouté, pas même les pays du G5. Plusieurs diplomates ont confirmé que le ministre français n'a pas participé, jeudi, aux travaux du Conseil JAI. Mais il a assisté à la moitié du déjeuner.