Bruxelles, 29/01/2004 (Agence Europe) - L'Union européenne a décidé mercredi de suspendre ses importations d'oiseaux de compagnie, comme les perroquets, les perruches, les faucons, les pinsons et les cacatoès, en provenance des dix pays d'Asie du sud-est dans lesquels sévit le virus de la grippe aviaire. Les pays concernés par cette mesure sont le Cambodge, l'Indonésie, le Japon, le Laos, le Pakistan, la Chine, Hong Kong, la Corée du sud, la Thaïlande et le Vietnam.
Le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, composé de représentants des Etats membres, a accepté cette proposition des services du Commissaire David Byrne dont l'objectif est d'exclure tout risque d'apparition du virus dans les zones de quarantaine des Etats membres par lesquelles les oiseaux transitent habituellement avant d'entrer dans l'Union. La Commission précise qu'en 2003 quelque 100.000 oiseaux de compagnie, notamment des perroquets et des perruches, ont été importés dans l'UE en provenance des pays de cette région, en particulier du Pakistan, de la Chine et de l'Indonésie.
La Commission a donc entendu les appels pressants de certains Etats membres, dont la France et les Pays-Bas, qui ont invité l'UE à prendre des mesures de protection plus strictes. Quelques heures avant les discussions des experts vétérinaires des Etats membres, les autorités françaises ont demandé à la Commission d'interdire les importations des oiseaux de volière et des oiseaux accompagnant les voyageurs venant des pays d'Asie touchés par la grippe aviaire. La veille, le ministre de l'Agriculture néerlandais, Cees Veerman, a aussi plaidé pour des mesures d'hygiène dans les aéroports et un embargo sur l'importation d'oiseaux de volière en provenance des pays touchés.
Pour rappel, la Commission avait décidé en urgence, vendredi dernier, d'instaurer un embargo sur les importations de volaille et de viandes de volaille en provenance de Thaïlande, seul pays de la région qui exporte ce type de viande vers l'UE. Cette mesure devrait faire l'objet d'un réexamen lors d'une prochaine réunion, les 2 et 3 février, du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale. Jusqu'à mercredi, la grippe du poulet avait tué dix personnes, huit au Vietnam et deux en Thaïlande et entraîné la destruction de plus de 20 millions de poulets dans les dix pays d'Asie touchés par le virus.