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Bulletin Quotidien Europe N° 8634
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ developpement durable

La Commission définit un plan d'action pour utiliser tout le potentiel offert par les technologies environnementales

Bruxelles, 29/01/2004 (Agence Europe) - La Commission européenne a défini mercredi un plan d'action pour permettre à l'Union d' améliorer le développement des technologies environnementales sur le marché, en vue de protéger l'environnement, et de stimuler l'innovation, la croissance et l'emploi, conformément aux objectifs du développement durable.

En raison des nombreux obstacles qui s'opposent encore à leur essor, le vaste potentiel des écotechnologies, définies comme "l'ensemble des technologies dont l'emploi est moins néfaste pour l'environnement que le recours à d'autres techniques appropriées", est largement inexploité, estime la Commission. Les systèmes de recyclage des eaux usées dans les procédés industriels, les produits et services moins polluants et moins gourmands en ressources, les biotechnologies blanches (techniques de réhabilitation des sols faisant intervenir des organismes vivants) en sont quelques exemples.

Le plan d'action, énoncé dans une communication au Conseil et au Parlement, recense vingt-cinq actions dont onze sont prioritaires pour la Commission, les gouvernements, les autorités régionales, le secteur industriel. Au nombre de ces priorités figurent notamment:

la création de trois plates-formes technologiques qui rassembleront chercheurs, entreprises, établissements financiers, décideurs et autres acteurs compétents pour élaborer une vision à long terme des besoins en recherche dans un secteur spécifique et de l'évolution du marché. La plate-forme pour l'hydrogène et les piles à combustible, et la plate-forme pour le photovoltaïque démarreront au début de cette année. Une plate-forme consacrée aux technologies de l'adduction d'eau et de l'assainissement verra le jour au début de 2005;

la création d'un réseau de centres de validation de l'efficacité des écotechnologies pour promouvoir la confiance ;

l'utilisation optimale des marchés publics pour promouvoir les technologies environnementales ;

la fixation d'objectifs ambitieux en matière de performance environnementale pour des produits, des procédés et des services clés afin d'inciter les entreprises et les consommateurs à opter pour des modes de production et de consommation plus durables;

la mobilisation des instruments financiers à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE afin de répartir les risques des investissements dans les écotechnologies (la BERD, la BEI et les mécanismes de financements pour la mise en oeuvre des mécanismes flexibles du Protocole de Kyoto seront mobilisés à cette fin).

Devant la presse, la Commissaire à l'Environnement Margot Wallström a souligné la nécessité de lever les multiples obstacles au développement des écotechnologies tels que l'absence d'incitants, la non-intégration du coût de la pollution dans le prix des produits ou services, la réglementation et les normes qui peuvent freiner l'innovation quand elles sont obscures ou trop détaillées, des efforts de recherche insuffisants, le manque de capitaux à risques pour assurer le passage de la planche à dessin à la chaîne de production, les incertitudes sur le fonctionnement et l'efficacité des nouvelles technologies, les réticences des PME..."Nous allons travailler main dans la main avec les Etats membres. Tous les deux ans, ce plan d'action pluriannuel sera révisé sur la base d'un rapport d'activité", a-t-elle déclaré, convaincue des bénéfices à escompter de cette collaboration pour le processus de Lisbonne et la stratégie de développement durable.

"Notre plan d'action intègre la recherche comme un élément clé du développement économique et social de l'Europe", a ajouté Philippe Busquin, Commissaire à la Recherche. "L'Europe est l'un des leaders mondiaux dans le domaine de l'énergie photovoltaïque, éolienne et hydroélectrique et de lutte contre la pollution grâce à une meilleure maîtrise des déchets. Nous devons stimuler le développement d'autres écotechnologies. Elles sont porteuses d'un potentiel de croissance et d'emploi important", a-t-il affirmé (la preuve en est que les éoliennes, cofinancées à hauteur de 200 millions d'euros par le programme cadre de R&D assurent 90% des besoins du marché mondial et ont créé 80 000 emplois). Selon lui, il convient pour cela d'intensifier les efforts de l'UE en R&D en portant les dépenses de R&D à 3% du PIB de l'UE d'ici à 2010 et en diffusant les meilleures pratiques.

M. Busquin a également souligné la nécessité d'optimaliser les sommes dépensées pour le développement durable dans le 6ème programme de R&D, de fournir un "cadre de référence" pour les PME et de « ne plus disséminer les résultats des programmes de recherche sans une vision politique cohérente ».

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