Bruxelles, 02/12/2003 (Agence Europe) - Le 29 novembre, le député européen François Zimeray (socialiste français) a diffusé des extraits des conclusions du rapport "Manifestations d'antisémitisme dans l'UE" reçus, dit-il, d'une "source proche du Financial Times". L'Observatoire européen contre le racisme et la xénophobie de Vienne avait décidé de ne pas publier cette étude du Centre de recherche sur l'antisémitisme de l'Université de Berlin en affirmant que "la qualité des données était mauvaise" (voir EUROPE du 25 novembre, p.4). Dans un communiqué, M.Zimeray trouve cela "surprenant", puisque les auteurs "demandent aux autorités nationales au plus haut niveau d'admettre les dangers extraordinaires créés par la violence antisémite dans le contexte européen". M.Zimeray cite des passages du rapport concernant les sources actuelles de l'antisémitisme et notant que, dans la période étudiée: - des actes antisémites ont été commis "avant tout par des extrémistes de droite ou islamistes radicaux ou jeunes musulmans, surtout d'origine arabe, qui sont souvent eux-mêmes des victimes potentielles d'exclusion et du racisme, mais des propos antisémites sont venus aussi de groupes pro-palestiniens (...) et de citoyens et politiciens situés politiquement au centre"; -"on peut dire que les Juifs d'origine sont devenus "des otages" de la politique israélienne (...). Ici se mélangent des motivations antisémites, anti-israéliennes et antisionistes"; - "dans les milieux de gauche, des remarques antisémites ont été relevées principalement dans le contexte de manifestations pro-palestiniennes et anti-mondialisation et dans des commentaires critiques à l'égard d'Israël dans les médias respectifs".