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Bulletin Quotidien Europe N° 8597
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc

à l'informelle de lundi, la ligne de relance proposée par la Commission est partagée par les Etats membres, avec des nuances notamment sur les sujets de Singapour

Bruxelles, 02/12/2003 (Agence Europe) - Réunis en session informelle sous la Présidence de leur collègue italien Adolfo Urso, ce mardi à Bruxelles, les ministres du Commerce de l'Union élargie ont approuvé, pour l'essentiel, le rééquilibrage que la Commission européenne envisage d'opérer dans la position communautaire sur l'Agenda de développement de Doha afin de relancer les négociations qui sont au point mort depuis l'échec de Cancun. Les 25, qui sont tous intervenus dans ce vaste débat, ont cependant tenu à marquer leurs propres nuances sur la communication que leur négociateur en chef Pascal Lamy leur a présentée.

En particulier, pour les pays du Nord, y compris le Royaume-Uni et les Pays-Bas, les sujets de Singapour restent périlleux. Pour les Britanniques, l'Union devrait abandonner l'idée de poursuivre des négociations sur l'investissement et la concurrence, même si cet objectif est important, et l'approche plurilatérale proposée pour chacun de ces sujets (comme sur la transparence des marchés publics et la facilitation des échanges) n'est pas intéressante. « Il vaut mieux perdre les questions de Singapour que l'Agenda de Doha », estime-t-on à Londres. Une position approuvée par les Suédois et dont les Néerlandais sont « assez proches », étant en accord avec la Commission pour faire montre de flexibilité, indique-t-on de source diplomatique. Les Français estiment pour leur part qu'il n'est pas nécessaire de donner davantage de signaux de flexibilité (c'était déjà chose faite à Cancun), tandis que l'Allemagne tient surtout à la facilitation des échanges et la transparence des marchés publics, et est favorable, pour les deux autres sujets, à la flexibilité proposée.

Sur les indications géographiques et l'environnement, les positions des ministres étaient aussi particulièrement contrastées. Pour Luxembourg, Finlande, Danemark et Estonie, il ne faut pas être trop fermes sur ces points sous peine de réveiller les tensions de Cancun et risquer de revenir à la case de départ. A l'inverse, ceux qui ont un intérêt plus marqué dans ces domaines (notamment Espagne et Italie) insistent sur un niveau d'ambition élevé. En revanche, tous s'accordent à dire que la négociation doit devenir plus ambitieuse dans les domaines des services et de l'accès aux marchés industriels.

Les pays nordiques, le Royaume-Uni et les Pays-Bas insistent par ailleurs, avec différentes nuances, pour que le rôle des Etats membres dans le Cycle, et plus généralement la politique commerciale commune, soit plus visible et perceptible, afin de donner plus de poids à la position commune, à l'image d'un « mégaphone » aussi puissant que vingt-cinq voix.

Sur le rôle de leadership de l'Union dans les négociations, les ministres approuvent ce que dit la Commission mais toujours avec la même nuance partagée, à savoir que cela ne doit pas faire croire aux autres pays qu'ils sont exonérés de la flexibilité requise pour progresser. Concernant la différenciation recherchée entre les pays émergents et les moins avancés, ils ont acquiescé au fait que cela ne doit pas donner l'impression que le tandem transatlantique veut « diviser pour mieux régner ». Il faut être plus subtils pour éviter de nourrir les craintes des pays en développement qui réagissent alors en bloc solidaire, a souligné Pascal Lamy.

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