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Bulletin Quotidien Europe N° 8484
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/patronat

L'Europe manque de croissance et les gouvernements nationaux doivent agir, estime l'Unice

Bruxelles, 17/06/2003 (Agence Europe) - Par les voix de son président George Jacobs et de son secrétaire général Philippe de Buck, l'Unice (patronat européen) a fait le point, à quelques jours du Sommet européen de Thessalonique, sur l'évolution économique en Europe. Dans cette perspective, ils ont esquissé les grandes lignes des conclusions auxquelles sont parvenus les présidents des 35 principales confédérations de l'industrie et des employeurs membres de l'Unice réunis à Athènes la semaine dernière. « Notre constat principal est le suivant: il y a un manque de croissance en Europe et nous sommes dans une situation préoccupante », a déclaré d'emblée M.Jacobs qui a exprimé au nom de l'Unice une certaine « frustration » au sujet des actions qui pourraient être entreprises et qui ne le sont pas. « Aujourd'hui, il n'y a plus d'alternative, les gouvernements doivent prendre des mesures dans un contexte économique décourageant », a ainsi souligné M.Jacobs, dénonçant un certain immobilisme et un certain repli dans le chef des décideurs politiques.

Dans ce contexte pessimiste, l'Unice dégage une note positive, à savoir la Convention européenne dont la transparence des travaux a donné un exemple concret de fonctionnement démocratique. Evidemment « le résultat n'est pas parfait mais il est inespéré », a estimé M. Jacobs, reprenant les paroles de Valéry Giscard d'Estaing lui-même.

M. Jacobs a aussi évoqué le Protocole de Kyoto, en disant que l'Unice est favorable à un développement durable mais qu'il n'est pas question pour elle d'avancer seule et de prendre à son compte de lourds sacrifices qui pèseraient sur les possibilités d'un redémarrage économique en Europe, alors que d'autres grands pays refusent d'adhérer au Protocole. L'Unice soutient également la poursuite des négociations à l'OMC, « cruciales pour une libéralisation réussie des marchés » et pour la croissance économique de l'Europe: elle s'oppose fermement au maintien des subventions agricoles qui freinent la promotion du commerce mondial et regrette l'impasse dans laquelle se trouve actuellement l'Europe à cet égard. « Le climat économique général est peu engageant mais il oblige les dirigeants à prendre leurs responsabilités », a conclu M.Jacobs. M.de Buck a, pour sa part, estimé que les élections européennes de l'an prochain réveilleront les consciences européennes et seront l'occasion de mettre davantage de pressions sur les gouvernements nationaux.

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