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Bulletin Quotidien Europe N° 8484
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/commission/fraude

M. Solbes admet que, dans l'affaire Eurostat, le système n'a pas fonctionné correctement - Les Commissaires n'étaient pas au courant du scandale avant qu'il n'éclate

Bruxelles, 17/06/2003 (Agence Europe) - Le président Romano Prodi, Neil Kinnock, Pedro Solbes et Michaele Schreyer en savaient beaucoup plus qu'ils ne l'ont admis sur le scandale "Eurostat", alléguait en substance mardi le Financial Times, à quelques heures d'une échange de vues des trois Commissaires avec la commission du contrôle budgétaire du PE sur ce dossier, et en particulier sur son dernier avatar, l'affaire des présumés détournements de fonds communautaires via la structure des "datashops" dans un certain nombre d'Etats membres (EUROPE des 17 mai, p. 12, 20 mai, p. 11 et 22 mai, p. 10). Le FT cite M. Franchet, le directeur général d'Eurostat, muté depuis le 21 mai à la DG Administration pour la durée et le bon déroulement de l'enquête menée par l'Office de lutte anti-fraude (Olaf): M. Franchet dit avoir tenu M. Prodi au courant, de même que MM. Kinnock et Solbes, et Mme Schreyer était, elle, « tenue particulièrement bien au courant", écrit le FT. Le journal affirme par ailleurs que M. Prodi était au fait de sérieux problèmes à Eurostat, dans la mesure où, "dans une lettre écrite en septembre dernier, il souligne que la Commission nourrit de sérieuses préoccupations quant à de possibles malversations ".

Qualifiant le titre de l'article de "scandaleux et erroné", Reijo Kemppinen, le porte-parole de M. Prodi, a estimé que "ce sont des salades et des sornettes qui sont racontées sur la Commission". Il a souligné qu'il n'y avait jamais eu d'information par M. Franchet du Président ni des Commissaires mis en cause. Evoquant la lettre à laquelle se réfère le FT - un échange de correspondance entre M. Prodi et le parlementaire européen Freddy Blak -, M. Kemppinen a fait valoir que, dans sa lettre, le président indiquait que, dans l'affaire Eurogramme, le dossier avait été transmis à l'initiative de la Commission à l'Olaf en juin 1999, soit plus d'un an après qu'une fonctionnaire d'Eurostat, Mme Schmidt Brown, ait contacté l'Office pour lui faire part de ses préoccupations sur les mêmes questions. Dans sa lettre, dont une copie a été distribuée à la presse, M. Prodi assure que, l'enquête étant en cours, "ni moi ni aucun de mes collègues n'avons accès à une quelconque information relative à cette procédure".

S'exprimant en son nom et en celui de ses collègues, Pedro Solbes a fait part à la commission du contrôle budgétaire de ses préoccupations concernant les différents volets du dossier (Eurogramme, Eurocost, CESD-Communautaire) et précisé que, lorsqu'il s'était présenté à la commission parlementaire le 11 février, il n'était pas au courant du volet "Datashops", dont l'Olaf n'a informé la Commission que début mai. Il a ensuite passé en revue les différentes mesures prises depuis, expliquant qu'il ne pouvait fournir aucune conclusion, car l'enquête de l'Olaf et les actions entreprises par les justices française et luxembourgeoise sont encore en cours. Mais il a admis que, dans cette affaire, "le système n'a pas fonctionné correctement, principalement à deux égards: le traitement des rapports d'audit internes par les services, en relation avec la Commission, et la circulation de l'information de l'Olaf vers la Commission".

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